mardi 18 octobre 2011

Le Mardi c'est permis........

Qu’est ce qui nous a influencé dans notre vie ???
Ouh là là ! je sais pas faire simple…Pour moi c’est un abbé…et avec toutes les histoires que l’on entend actuellement rapport à ces prêtres qui ont abusé d’enfants, je voudrais raconter cette histoire…..ou plutôt ces 2 histoires où il est intervenu….J'ai déjà raconté ces histoires par le passé...j'ai l'impression de radoter !! Comme c'est très long, ne vous croyez pas obligés de lire !! je fais ma séance de psychothérapie!!

Lorsque j’étais petite……Il s’est passé des trucs pas drôles….et s’il n’avait pas été là…..Je remonte dans le temps….j’ai 12 ou 13 ans….
Nous avons une dette énorme avec les HLM, il faut quand même en parler pour comprendre la suite…Avis d’expulsion , avis de saisie……
Ma mère fait appel à son frère, celui qui habite Marseille, celui qui a un « bon poste » lui…C’est pas comme mon père ….Mon frère, Il ne s’est jamais Sali les mains LUI, il travaille dans un bureau…Crie ma mère à qui veut l’entendre !!
C’est le mois de juillet, grandes vacances, et qui on voit arriver ? le tonton, la tata, et les deux enfants….La voilà, la merveille des merveilles, le frère Zorro, le frère « je vais te sauver ma sœur », enfin, DIEU quoi……
Tout juste si on doit pas s’incliner… Moi, j’me dis qu’il va régler le problème et je suis déjà pleine de reconnaissance pour le tonton sauveur .
Je ne sais pas ce qu’il fait, mais on a une espèce de sursis…..plus rien dans la boite au lettres....

V’là t’y pas que le tonton commence à me coincer dans les coins  , le v’là t’y pas qu’il met sa main dans ma culotte….Je suis tétanisée au bord de l’évanouissement, je ne sais pas si je dois crier, pleurer…..Un bruit, il me lâche….Bouleversée, je ne sais pas quoi faire, personne à qui parler, je ne veux pas faire de peine à ma mère, mon père le tuerait s’il savait…..
Je dors avec ma cousine, je lui en parlerais bien, mais comment aborder ce genre de chose ? Ce n’était pas comme maintenant ! Le N° vert…On connaissait pas à l’époque !
Cette nuit là, j’entends la porte s’ouvrir et mon oncle qui se glisse sous les draps…Je n’ose bouger un cil, sa fille est à côté de moi et il ose tout de même….Je raconte ça avec des mots aujourd’hui, à l’époque je ne savais pas comment le dire….Tout ce dont je me souviens , c’est la peur, je suis morte de trouille.. Je crie…Il se lève et pars avec une rapidité qui me fait penser qu’il a l’habitude.
Ma cousine se réveille, « tu as fais un cauchemar me demande-t-elle ? » que répondre à ça ? je suis une petite fille, j’ai peur, il fait noir, personne ne peut me sauver….et toute la journée, tous les jours que Dieu fait, il me coincera consciencieusement , au nez et au vue de tout le monde…A table, il se met à côté de moi, glisse sa main dans ma culotte, je m’étrangle.. Me sauve…cours aux toilettes, vomis ce que je viens de manger….
Ma mère s’inquiète, mais je la vois si heureuse au contact de son frère, que je n’ose même pas imaginer lui dire quoique ce soit…
Un jour, elle m’envoie à la cave chercher des œufs, à l’époque nous les conservions à l’intérieur d’un immense pot en grés, dans un produit gluant qui ressemblait à de la fraye de grenouille, il fallait plonger son bras jusqu’en haut pour pouvoir les prendre…

Je descends et l’oncle est sur mes talons, je me mets à trembler sachant ce qui m’attend, il me bloque contre le mur et essaie de baisser mon short….je baisse les yeux et je vois mes jambes couvertes de « trucs » noirs……Des puces !!!!!!!! la chatte avait fait ses petits et la cave était infestée de puces.. J’étais couverte de puces, je pousse un hurlement qui me casse la voix, mon oncle se demande ce qui se passe et je lui échappe en sanglotant…

Je suis hystérique, je m’arrache les cheveux, j’ai peur des puces…De mon oncle, de tout…Ma mère me récupère en pleurs, impossible de me calmer, elle entend le mot puces et regarde mes jambes, effectivement ça grouille…Elle me met dans la baignoire et ouvre le jet…
Je ne veux plus descendre à la cave je sanglote, si tu m’y envoies encore je me sauverai…Ma mère rit, elle hurle de rire, et le tonton apparaît se met à rire avec elle et je sens que je tombe…..

Je ne me suis pas assommée mais presque ! Une fièvre de cheval, rien ne la fait descendre, ni le Diénol, ni le bain, ni rien….J’ai peur.. je claque des dents…Que d’histoires pour quelques malheureuses puces dit ma mère !
On me fait coucher dans la salle à manger pour ne pas gêner ma cousine, je suis en transe, je m’endors et je fais des cauchemars horribles, mon père accourt et reste auprès de moi, il me met des mouchoirs mouillés sur le front…..
Mon oncle a le culot de venir , voit mon père et s’approche de mon lit, compatissant, proposant de payer le médecin…Je me mets à hurler, la température monte…Mon oncle réintègre sa chambre, je me calme….

Il leur reste 2 semaines de vacances, comment je vais faire, je m’épuise dans une bataille de grands.. A l’aide !
Mon beau-frère, passe me chercher un matin avec sa voiture pour aller garder ses gosses…. Je monte à l’arrière, et avant qu’il ne démarre , mon oncle ouvre la portière côté passager et s’installe…..

Je ne suis pas rassurée, mais mon beau-frère est là….Mon oncle se tourne vers moi, pas de ceinture à ce moment là.. ou je ne m’en souviens pas.. Là n’est pas le propos d’ailleurs…. Je sais pas si je peux le dire, c’est tellement énorme, mais il glisse sa main dans ma culotte et mon beau-frère en fait de même…. Complices comme cochons, je hurle, je tire la portière qui s’ouvre d’un coup.. Mon beau-frère pile net, je sors de la voiture et cours.. cours… cours… 
Je ne reconnais plus rien ; je ne suis jamais venue toute seule en ville, je pleure, je crie, je fonce dans une vieille dame, on tombe toutes les deux… Mon beau frère qui m’avait suivie, n’ose intervenir, et s’en retourne…
La dame, gentille essaie de me calmer, elle croit que je me suis fais mal en tombant, je ne la détrompe pas… que dire ? que j’ai envie d’être morte ? qu’on me fait de vilaines choses, que deux hommes en même temps me font du mal….
Qui va me croire, même moi je ne me crois pas !
Il faut que je parte, ailleurs, mais où ? je demande à la dame comment on fait pour aller chez le curé, et gentiment la dame m’accompagne… Heureusement, l’abbé qui m’a suivie pendant tout mon catéchisme est là.. je vacille jusqu’à lui et tombe à ses pieds, en larmes, hystérique…. Il ne m’a jamais vu ainsi, s’affole, me fait rentrer dans son bureau. Comment lui expliquer, je n’ai pas les mots, c’est pas un homme comme tout le monde, est-ce qu’il va comprendre…

Ce jour là, chez l’abbé, j’ai tout déballé, en vrac, comme on vomit….Le pauvre me regardait, abasourdi, il veut me raccompagner à la maison pour en parler à mes parents…
Mais je refuse, je ne veux pas que ma mère soit malheureuse par rapport à son frère. l’abbé me ramène à la maison en 2chv…. monte avec moi…A la cuisine, mon oncle et mon beau-frère sont installés à la table où l’on roule, ça pue la peur, la sueur…Ou autre chose que je ne sais pas nommer…. Je les regarde bien en face et leur dit : merci de m’avoir déposée chez l’abbé, j’avais plein de choses à lui dire….
Ma mère éberluée me dit : « tu n’étais pas en train de garder les gosses ? »
Ces deux ordures leur avaient dit qu’ils m’avaient laissée avec les gosses… « non, ma sœur est rentrée et elle s’en est occupée…J’ai pu aller voir l’abbé… »
Ils ont quand même eu la décence de baisser les yeux devant le regard dégoutté de l’abbé…Ce dernier a lâché avant de partir : « N’hésite pas à venir me voir, je promets de faire le nécessaire… » Paroles sibyllines qui ont dû inquiéter mes tourmenteurs !

Les jours suivants, mon oncle a paru se calmer, j’ai coincé ma mère dans un coin pour lui dire, que le tonton il « essayait » de faire des choses avec moi.. Elle m’a regardée et elle a dit « tu dois rêver ma fille, arrête de dire des vilaines choses…. » Mais je te jure maman, il essaie de baisser ma culotte…..
Elle crie, hurle que je suis une menteuse….Je ne vais pas plus loin, c’est inutile, je n’ai pas envie d’un drame à la maison.

Le bon tonton n’avait pas réussi à arrêter le processus très longtemps !!! (au fait, le bon tonton a voulu revenir à Pâques, et c’est ma mère elle-même, qui a dit non. Elle n’a jamais donné d’explication…Elle a dit non c’est tout.)
Donc, dans le temps, on n'avait pas à donner de préavis, on n'avait pas besoin de faire des centaines de papiers, il suffisait qu’on trouve une personne qui veuille bien déménager avec nous et on échangeait les appartements. Mon père en avait trouvé un, en ville, 2 chambres une salle à manger, une minuscule cuisine, sans wc et sans salle de bain .35m2 à tout casser

  les HLM qu’on habitait, nous les avions occupés les premiers, on avait une cuisine, salle à manger 3 chambres 1 salle de bain et des wc. 2 grands balcons…Un immense jardin… Ca allait nous changer ! on n’avait pas le choix, il fallait y aller !
Les gens qui devaient prendre notre suite, apportait tous les jours un peu de leur déménagement, ils en mettaient dans les caves, dans l’appartement, ce qui fait que le jour du déménagement tout était là. Nous, on a fait le déménagement avec une camionnette, un copain de mon père, et lorsque nous sommes arrivés à l’adresse prévue……. L’appartement était déjà occupé !! 
Eh oui, on s’était fait avoir, les gens avait joué avec notre naïveté, nous v’là à la rue, avec nos meubles sur le trottoir, maman qui pleure, mon père hébété , ma sœur courant partout et moi, rasant les murs, ayant déjà conscience du ridicule de la situation .La mairie nous case dans un taudis inhabité depuis plus de 20 ans...des murs qui ruissellent, des planchers pourris...une horreur, ça se compose de 3 petites pièces en enfilade.....
  Et je tombe malade. 40° de température, je ne peux rien manger, ma bouche me brûle, elle est remplie de pustules…. On appelle le médecin qui me prescrit un médicament sous forme de poudre à diluer dans de l’eau…. J’ai le muguet…c’est horrible, ça brûle, j’avale de l’eau avec une paille…..
Ma mère qui n’a certainement rien compris de ce que le médecin lui a expliqué, me donne la poudre directement dans la bouche, je crie, je pleure…La fièvre augmente…A l’époque pas de téléphone pour rappeler le toubib pour lui demander conseil…

Chaque fois qu’elle approche de moi pour me donner mon médicament , c’est les grandes eaux…. je pleure tellement, que même mon père lui interdit de m’approcher…ça fait une semaine que je n’ai pas mangé, ma mère n’en peut plus. Un jour , en ville , elle rencontre l’abbé, mon abbé, et elle lui parle de ses difficultés à me faire prendre mon médicament…

Je viens avec vous dit le brave homme…. Et là………. je vois l’abbé dans l’encadrement de la porte…Lui ne me voit pas, il voit le papier peint déchiré, la moisissure, le plancher troué à divers endroit…. Il me regarde, s’approche de mon lit et me prend la main…je sens qu’il est ému…j’ai de la fièvre, il faut te soigner ma grande, il prend le flacon de poudre et lit la notice…. 
Il appelle ma mère et lui dit…. Il faut diluer la poudre avec de l’eau, c’est pas étonnant qu’elle ai mal, ma mère pleure…C’est pour ça qu’elle hurlait…mon père trouve la force de l’engueuler, et moi, je suis incapable de dire un mot…ça fait quelques jours que je ne peux plus parler tellement j’ai mal….

On dilue la poudre, et l’abbé me donne la première cuillère…qui passe toute seule, juste un peu chaud dans la bouche mais rien de commun avec la poudre à l’état pur…je pleure de soulagement.. L’abbé me serre la main, pourquoi ne m’as-tu jamais rien dit sur tes conditions de vie ?impossible de répondre, d’abord, c’est pas moi qu’il doit plaindre, moi je suis barrée  en internat une bonne partie de l’année…C’est eux, mon père, ma mère, ma sœur…..

Il se penche et me dit , je te jure que ça va changer, je te le jure ! Soignes toi, je reviens dès que possible…

 
 Donc, au fond de ce lit humide, les draps ne sont jamais secs, vue l’humidité ambiante…..je commence à aller mieux, ma mère me fait des œufs au lait que je savoure avec délectation…. Toute ma vie, les œufs au lait me rappelleront plein de souvenirs …
  Un jour, on entend toquer à la porte, ma mère ouvre et trouve 3personnes dans le couloir…L’abbé, une assistante sociale et un adjoint au maire.

Ils rentrent, je suis toujours couchée, un peu pâle, l’abbé s’approche et me dit « je t’avais promis de revenir très vite…. Puis, il s’adresse aux 2 autres personnes , et leur demande de visiter« notre palace »…. j’ai honte, le seau hygiénique n’a pas été vidé et ça sent……. J’ai envie de me cacher sous les couvertures, de ne plus les voir…et là, merveille des merveilles, l’assistante sociale traverse le plancher… les pauvres planches disjointes n’ont pas résisté à son poids . Elle crie de peur, mais elle n’ira pas bien loin, y a rien en dessous…Nous on les compte plus les fois où on traverse ! on les compte plus les plaques pour réparer les dégâts…

L’adjoint l’a soutient du mieux qu’il peut…L’abbé en rajoute, les emmène derrière, vers la rivière, leur montre les dangers de la maison éboulée, les rats…..
Ma sœur qui patauge parmi les étrons…. leur conciliabule sera très court, l’abbé revient me voir, et me dit :
« il faut commencer à emballer vos affaires, il y a un logement de libre pour vous… » le comble, c’est que le logement qui est libre est celui que nous avions échangé lors de notre déménagement. Il est dans la même rue, au troisième étage une cuisine, une salle à manger et 2 petites chambres….

L’abbé revient avec quelques jeunes de la paroisse et tout se fait tellement rapidement que j’ai tout juste le temps de sortir de mon lit !!!!

C’est sûr, ce n’est pas le luxe, mais le logement est sain. Tout près de là, à la maison du peuple, on a la possibilité d’aller prendre des douches. C’est payant, mais ma sœur et moi, en prenant la même on fait des économies…Toujours le seau hygiénique…Mais ça on n’y peut rien.

L’abbé est là, avec les deux autres…. l’adjoint au maire : « Vous savez, on imaginait pas dans quel état c’était…. Il fallait venir nous le dire, on est désolé…N’empêche que chaque mois la mairie encaissait bien le loyer pour ce taudis, 100 Francs je crois…. Quand on avait du retard, on recevait des semonces au courrier…..Je ne me gêne pas pour le leur dire, l’abbé dit qu’il va en parler dans le bulletin paroissial…. Que tous les mal logés lèvent le doigt !

On devrait demander au correspondant local de venir faire des photos…dit l’abbé…Je vois l’adjoint pâlir…. Mr l’abbé, j’ai fait ce que j’ai pu, si on avait su plus tôt ce qui se passait…..Bien sûr qu’il a raison cet étron, c’est de notre faute, on avait qu’à aller se plaindre…. C’est sûr qu’avec la dette qu’on avait aux HLM, on nous aurait donné un logement de premier ordre…Quand on nous a casés dans ce taudis, on nous a dit qu’on avait de la chance d’avoir un toit !! et quel toit ! Les pauvres ne parlent pas monsieur…. Ils encaissent !

L’abbé est en colère, je le vois à ses lèvres pincées, à sa pâleur…. C’est une honte, je vous préviens que j’en parlerai au sermon  dimanche, vous pouvez le dire autour de vous…….
Je prends l’abbé à part et je lui dis : «ne citez pas de noms, on a suffisamment la honte comme ça…. » Ne t’inquiète pas, c’est pas vous les coupables , relève la tête et ne baisse pas les yeux…. Ma mère pleure dans son coin, mon père a l’œil qui brille…..tu vois papa, ça y est, on y est dans l’appartement que tu nous avais trouvé….

On commence à s’installer, tout le monde nous aide, le souvenir qui est le plus fort pour moi, c’est cette solidarité des gens entre eux…Ils ne sont pas riches, non…Ils ont juste du cœur, et l’aide qu’ils nous apportent me donne de l’espoir.
Toute les personnes qui sont là, c’est autant de mains tendues, c’est une force qui soulève des montagnes….Il a fallu que j'écrive tout ça, pour que vous compreniez l'influence que l'abbé a eu sur moi.....

C’est plus dur de trouver ce genre de personne maintenant, on préfère faire les chèques aux assocs ou pour le tsunami…C’est plus facile que de regarder à côté de chez soi. Je pense avoir gardé ce côté « je donne…. », ce qui fait que parfois je suis considérée comme une retardée ! Les gens n’aiment pas qu’on leur donne, ils se sentent redevables…et vous en veulent de ne pas pouvoir rendre…On s’en fout qu’ils rendent, on fait pas les choses pour ça . S’ils savaient le plaisir qu’on ressent quand on donne un coup de main, quand on tend l’oreille aux misères, quand on trouve une solution là où il n’y en avait pas, quand on regarde les autres, tout simplement…. J’ai de la chance, les gens qui me sont proches répondent bien à ce genre de sollicitation.

L’abbé, tout seul, a soulevé la poussière sur le bureau du maire, il a fait souffler un vent de colère qui a permis à plein d’autres de se retrouver dans de meilleures conditions de vie…Son sermon a été magistral, l’article est bien paru dans le bulletin ……Quelques mois après, les bulldozers détruisaient ce nid à rats qui fut notre foyer durant presque 3 ans……

L’abbé m’a encore plus d’une fois sauvée la mise, il m’a appris à éviter la haine, (ce fut parfois difficile), il était très malade et avait besoin d’être dialysé chaque mois…Et pourtant , il a repris son bâton de pèlerin et il est parti dans une grande ville du sud de la France afin d’aider les drogués, il a vécu dans la rue avec eux, donnant tout son temps, tout son amour, les tirant de toutes ses forces, il en a sauvé qq uns mais il en perdu plein d’autres….. Jamais il n’a perdu courage, dialysé lorsqu’il avait le temps…. Il est mort, jeune, il avait 42 ans…. je lui rends hommage aujourd’hui, c’était un grand homme et pourtant on n’en n’a pas parlé dans les journaux…..salut mon abbé....
J'aime à penser que c'est lui qui a fait de moi ce que je suis.....

14 commentaires:

  1. merci pour ton post.
    les petits ,les anonymes....sont souvent les grands!!
    le mardi ,c'est permis de faire un long post quand on a beaucoup de choses à raconter!!
    bonne journée!

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  2. Je me souviens d'un post où tu avais déjà parlé de ce prêtre (pour votre logement)...quel grand homme! gros bisous

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  3. oui Doro, j'en avais déjà parlé, car il fut celui qui me donna les bases de ma vie...celui qui m'a appris à ne pas juger au premier coup d'oeil, celui qui m'a donné des clés pour comprendre des choses difficiles....il a été présent longtemps, et souvent j'ai fait les choses pour lui...
    encore maintenant, quand j'ouvre un peu trop mon porte monnaie (et que je me fais avoir ! lol !) je lui fais un p'tit clin d'oeil...et je n'ai pas d'amertume car je sais que ça le fait rigoler !! il a oublié de m'apprendre la sagesse et la sagacité !! tant pis!! j'ai appris tellement d'autres choses!!
    et pardon d'écrire aussi longuement...il a oublié de m'apprendre à être concise aussi !! bisous!!

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  4. Etre concise ? Inutile ! Je crois que tu as énormément de choses à nous apprendre. Des expériences fortes à partager avec nous pour nous faire grandir, évoluer. Merci. Merci beaucoup de partager ça avec nous.

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  5. Je pleure en lisant ton post, ne me demande pas pourquoi, mais je pleure, parce que des gens comme cet abbé, en restent ils encore ? Mais des enfants qui subissent encore ce que tu as subie, il y en a encore des tas. Merci à toi, de nous rappeller que la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et qu'il vaut mieux regarder juste à côté de soi, que bien plus haut. Merci à toi d'avoir partager ce texte magnifique qui est toi et écris avec ton âme.

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  6. Ce n'était pas vraiment un abbé... Plutôt un ange. On a tous besoin qu'un ange croise notre route... A quel espoir se raccorcher sinon ?
    Tu sais Chourcinette, je pleure en te lisant. Tu m'as touché, par ton histoire...
    Cela te dérangerait de me donner ton mail, j'ai un petit message privé à t'envoyer...
    Bisous doux.

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  7. Kikou ma belle
    Je lis seulement ton post alors que ça fait à peine une heure que tu a quitté la maison .Et je me dis que bien que la vie ne t'ait jamais épargnée ,tu es devenue la Danielle de maintenant: une belle personne .
    je t'embrasse
    Sabine

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  8. c'est le deuxiéme jour de suite que je retrouve les même conclusions et conversations. La compassion, l'amour de l'autre et le plaisir infime de pvoir donner:partager sans rien attendre en retour est un privilége que j'aime faire mais il est vrai que peux donne dans cette nouvelle société. Mai nous les anonymes de la bonté toute simple, du geste, de la parole, du soutien sommes nombreux mais dans l'ombre. Et oui c'est bien un ange qui a croisé ton chemin et t'as protégé, c'est ça aussi d'être humain. Merci pour ce partage et j'espére une délivrance pour toi, car cette frayeur et peine nous l'avons toutes un peu prises pour te libérer comme l'abbé a pris votre fardeau.

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  9. Je l'avais lu sur ton ancien blog, et l'émotion reste la même....

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  10. Pas besoin d'être concise ! et oui comme le dit Tatacou, tu es une belle personne , ça c'est sur !merci Danielle, gros bisous

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  11. j'ai lu ton post, par le FB de Nathalie, et j'en ai les crampres à l'estomac, ne pouvoir rien faire quand on est enfant c'est terrible..mais j'espère que la vie a été meilleure après pour toi et les tiens...et qu'enfin tu peux être heureuse
    rosy

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  12. merci pour avoir pris un peu de ce fardeau qui a bouleversé ma vie durant de nombreuses années...
    C'est vrai, mon abbé était un ange, qui a veillé sur moi autant qu'il a pu.....d'autres après ont pris le relais...j'ai eu une chance inouïe de faire de magnifiques rencontres.....
    Et j'ai encore de la chance puisque vous êtes là, le coeur ouvert et les mains tendues....
    Merci encore ! ça me bouleverse de vous sentir si proches !

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  13. j'avais aussi lu ton histoire sur ton ancien blog, et de relire tout ça me fait toujours le même effet... Je me demande aussi si des gens comme cet abbé existe encore et je suis tellement heureuse que tu aies croisé sa route.
    Merci à toi de partager ça avec nous et merci pour tes petits commentaires sur mon blog qui me touchent à chaque fois.

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  14. j avais donc un sale oncle tout pareil..............mais je n ai pas de gentil abbé...je t embrasse et tu es une femme extraordiaire

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