vendredi 26 février 2016

Bizarre expérience.....

écrit le 22 juillet 2006.....sur un autre blog......presque une autre vie.....Je raconte mon adolescence, ma fuite devant la misère, mon égoïsme .....
Il est  bon parfois de se retourner sur son  passé, afin d'apprécier un peu plus ce que l'on a.....C'est bizarre , mais ce matin, durant deux heures, j'ai relu mes  vieux écrits, et durant ces deux heures , la douleur a pratiquement disparu......



L’amertume, la « honte », je l’ai vécu à l’internat…Car j’y suis allée en internat, je les ai laissés dans leur merde et je suis partie…Pas une question de survie, non, l’envie de vivre tranquille, de ne plus penser, de ne plus craindre, de vivre mes 15 ans comme une fille de 15 ans, sans soucis….

Chaque jour, je l’ai eue la honte, je me suis même chargée de 15 kilos de honte…Je terminais tous les plats, ne comprenant pas que les autres filles levaient la gueule sur tout, moi je mangeais,consciencieusement…Je​ mangeais pour moi, je mangeais pour eux, je m’enfilais certains soir 10 tranches de jambon , repoussées dédaigneusement par mes copines de table, je terminais les plats d’épinards, les plats de légumes, de viande…Même les corbeilles de pain ,je pillais ! je cachais les vaches qui rit dans mes poches avec du pain et la nuit, je mangeais 10 vache qui rit d’affilée…

Jamais de ma vie, je n’avais vu autant de variété de nourriture, il y a des légumes que j’ai découvert, le chou fleur, les salsifis,les asperges….je ne laissais rien…Je faisais des réserves pour ramener à la fin de la semaine chez moi. 

Si j’avais pu rester en internat tout le temps, j’y serais restée. Les week-end ramenaient leur lots de problèmes…La chienne de vie était là, elle n’avait pas disparu…Mes fromages écrasés dans ma valise étaient immangeables…Je ne leur donnais même pas de ce que je recevais. Quand la petite chieuse, me demandait si c’était bien là où j’étais, je répondais « bof »…Tu es bien mieux avec papa et maman. Inutile de lui donner des idées…Je me sentais sale, je ne pouvais pas partager mes découvertes avec eux…

Je ne pouvais pas leur dire , matin, midi et soir je mange….équilibré et non pas une soupe de légumes avec un fruit…
Pourtant maintenant , je les regrette presque les soupes de mon père, un grossier minestrone avec légumes, patates et pâtes…Qui tenait au ventre !
En plus, le week-end, tout le monde essayait de me faire plaisir…Ils pensaient tous que j’étais malheureuse sans eux…Mon père nous faisait des crêpes l’après-midi, que je mangeais avec un poids dans la gorge…Manges, ma fille,manges !

Le retour de l’enfant prodigue était« fêté » chaque fin de semaine…Et c’était ma punition, le poids s’installait, on m’appelait « la pleine lune »,tellement j’avais grossis…Au collège, j’ai bien essayé de me limiter, mais c’était pas possible…Je savais que la nourriture était jetée et je ne pouvais pas…. Comment faire, à qui en parler… ?

Le dimanche après-midi, mon père me payait le cinéma, j’y allais avec une copine, car il n’y avait pas les sous pour ma sœur et moi. Comment avait –t-il pu économiser pour ça ? Mystère. .Il y avait des dimanche, où il n’y avait pas d’argent, et moi, je me permettais de râler,de pleurnicher, de menacer de ne plus rien faire à l’école si je n’allais pas au cinéma.. Et mon père, dès le samedi après midi partait à la recherche de cet argent qui allait ramener le sourire à sa fille chérie.. ; des fois il en trouvait….merci papa …et je filais, insouciante, les laissant rouler tout l’après midi…. A qui avait-il emprunté ?

Moi, je ne roulais plus, mon père s’y était mis…Oui,quelle honte, il s’était mis à rouler des tickets. Sans doute pour empêcher ma mère de râler lorsqu’il me donnait des sous…. Ma mère ne travaillait plus dans son usine de chaises, la boite avait fermé…Mon père était en maladie et alternait hôpital,maison…. Il touchait des indemnités journalières merdiques…..mais franchement,ce n’était plus trop mon problème à l’époque…J’étais au propre, au sec, avec tout ce qu’il me fallait et je préférais oublier ce qui faisait leur vie quotidienne.

Eh ! oui, égoïste, sans cœur, c’est moi. Je fis des caprices de gamine trop gâtée, ma copine allait au bal le samedi soir à la maison du peuple, il a fallu que je les travaille au corps, mais j’y suis arrivée. En plus de l’argent du cinéma, il fallait qu’il trouve l’argent pour l’entrée de bal. Lorsque mon père travaillait à l’usine de tissus, il ramenait des chutes, je me faisais tailler des robes, que je dessinais sur une feuille, afin que ma mère me les fasse durant la semaine…Ma pauvre mère, combien de soirées elle a passé dessus,pourquoi suis-je passée par cette période égoïste ? C’est ça, la crise d’adolescence ? 

Parfois lorsque je n’avais pas ce que je voulais, je leur disais que je ne comprenais pas…Ils avaient pourtant une bouche de moins à nourrir, la moindre des choses était qu’ils se débrouillent pour que j’aie ce que je demandais lorsque je venais en week-end !….. Si ça continue, je ne rentrerai plus, au collège, il y a la télévision et ceux qui reste là bas, la regarde tout le temps durant les deux jours. Mon père blêmissais, ma mère serrait les dents …..

Je ne voyais plus rien, uniquement mon bon plaisir,ils n’avaient qu’à se débrouiller avec leurs problèmes, moi j’étais sauvée.J’ai fais la 4ème et la 3ème en internat. La dernière année , durant les grandes vacances, j’ai dû travailler…On connaissait quelqu’un à l’hôpital qui pouvait me faire rentrer comme fille de salle. J’ai travaillé les deux mois, mon père était hospitalisé dans le service où je bossais… c’était un avant goût des futures études que j’allais entreprendre.

J’ai vu mon père dans un autre contexte, celui de l’hôpital des années 65…J’avais à la fois peur et pitié…Son corps voûté, ses petits pas, son pyjama qui tombe sur ses fesses devenues inexistantes…

Je fais le ménage, je cache pour lui des topettes devin.. C’est mal je sais, mais il les prend avec plaisir, pour les vomir aussitôt….Si je ne lui en donne pas, son regard quémande….Tu penses à moi,…..Mais oui papa je pense à toi, mais tu vas être malade…Ça fait rien, ça me fait du bien…Il souffre le martyre, pas de calmant à l’époque, ou inefficace…Ma mère ne vient pas le voir, ou en coup de vent, elle n’a pas le temps, elle roule, elle…

32 commentaires:

  1. terrible ces jours quand on y pense "plus tard" et qu'on réalise notre indifférence, ne pas avoir reconnu l'amour des siens, juste notre petite personne !
    terrible souvenirs et d'en parler c'est se faire un peu pardonner
    je me souviens quand maman disait : -plus tard tu comprendras...
    je t'embrasse Chaourcinette

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    1. oui, l'adolescence est un cap difficile ! à l'époque on n'avait pas trop le temps d'en faire car chez nous il fallait apprendre à survivre avant tout..
      je le comprenais bien lorsque je vivais au milieu d'eux, mais dès que j'ai connu l'internat mes yeux se sont ouvert sur un autre monde....où tout me semblait abondant...riche...et je crois que je leur en voulais de ne pas être comme tout le monde....
      Ma mère disait comme la tienne : plus tard, tu comprendras....j'ai bien compris !! enfin, je l'espère !! bises Josette !

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  2. Quelle note ... Je ne pense pas que tu étais égoïste mais plutôt inconsciente, insouciante ... Crise d'adolescence peut-être ou peut-être pas ... Ta note est belle et triste à la fois, émouvante etc .. Merci de partager tout cela de gros bisous,Daisy

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    1. Inconsciente ça c'est sûr !! ce qui est triste c'est qu'on s'en rend compte trop tard et j'espère que par la suite je me suis rachetée....
      Ce vieux blog qui traîne sur le net m'a fait réfléchir et relativiser ...
      Comment vas tu Daisy? mieux ? en tout cas je l'espère !!
      Bises !!

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  3. Bonjour chaourcinette,
    Je ne pense pas avoir déjà commenté, mais je te lis régulièrement depuis un moment déjà. Tu parles d'un blog qui date de 2006, est il toujours consultable en ligne ?
    Merci
    Jeanne

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    1. Bonjour ! oui c'est un blog que j'écrivais sur "psychologie" et que j'avais arrêté car j'avais perdu identifiants et mot de passe.....Jamais je n'ai pu y écrire .....j'ai fait pas mal de copier collé sur celui ci, afin de ne pas tout perdre, je te donne le lien ...
      http://blogs.psychologies.com/volpajola/default-360/il_faut_bien_co-3491.html
      Merci de me suivre ! à bientôt !

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    2. Merci ! J'ai tout lu
      Jeanne

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    3. pas de quoi lol !! merci de ton passage !! à bientôt !

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  4. C'est vraiment triste cet égoïsme de l'adolescence, je ne peux rien dire car j'ai eu des parents formidables mais nous avons nous aussi connu des difficultés cependant, comme beaucoup de famille, les parents tentent toujours de donner le meilleur... J'ai été pensionnaire moi aussi c'était très sévère et spartiate (y compris la nourriture) chez les bonnes soeurs mais ils m'y ont inscrits car j'étais trop fantaisiste et que je ne travaillais en classe que ce qui me plaisait, j'y ai malgré tout connu de bons moments et j'aime surtout me souvenir de ceux là...
    C'est quoi "rouler" ?
    Bises Chaoucinette

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    1. oui, l'adolescence est un moment difficile ! Je pense que mes parents ont donné ce qu'ils ont pu....ils n'avaient sans doute pas beaucoup reçu de leurs parents, ils étaient "déracinés", Corses tous les deux, un peu perdus...ma mère parlait un patois corse à son arrivée en France, ça ne permet pas une intégration facile...Mon père ancien militaire, en a sans doute bavé de se retrouver dans le civil , et surtout loin de chez lui...
      L'argent était rare, nous étions 5 filles, ça faisait beaucoup de bouches à nourrir...C'est pourquoi , chaque jour, nous "roulions" des tickets pour les foires, tu sais ces fameux tickets qui étaient perdus ou gagnants...je crois que ça existe encore !.....Un travail pénible, où tous les enfants étaient obligés de s'y mettre si on voulait manger décemment...j'ai commencé vers 6 ans...jusqu'à mes quinze ans ! on roulait le matin à 6h jusqu'à 8 h , on partait à l'école, à midi, on roulait...à 17 h on roulait, jusqu'à 23h....
      Les vacances on roulait toute la journée, c'est là qu'on gagnait le plus...Heureusement je pouvais lire en roulant ! lol
      j'éprouve presque de la nostalgie de ce temps là !! même si c'était dur, ça fait partie des bons moments..on étaient tous ensemble autour de la table, on écoutait à la radio les pièces de théâtre, ou je lisais à voix haute un livre.....
      Bises Marine!

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  5. Eh bien... En voilà un bel exemple de mémoire émotionnelle. Je comprend que l'internat soit une fuite en avant... cela ressemble un peu à mes propres fuites: église, gymnastique, etc. Surtout 8 enfants à la maison cela devait être infernale pour une jeune fille de 15 ans. Etait tu l'ainée? L'internat c'était tenu par des sœurs ? cela devait coûter à tes parents. Ce que tu prends pour de l'égoïsme n'était qu'un reflexe de survie, et sur-manger devait te donner l'impression de prendre des forces, de l'importance pour affronter les problèmes financiers et de manques lors des dimanches. Nos réactions de "survie" sont étranges. Tellement humaines. Tu as fait là un bel exercice de mémoire, c'est fou les détails qui surgissent. On ouvre un tiroir comme dans le tableau de Dali, et le tiroir nous livre ses secrets. Euh c'est quoi rouler de tickets ? De quoi souffrait ton père oh là là... Moi curieuse? Une bise sur des deux grosses joues roses de ce temps là LOLOLOL

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    1. ce vieux blog que j'ai retrouvé sur le net, grâce à une amie blogueuse (quantique) m'a fait oublier durant quelques heures mes p"tites misères !!
      Ma mère à mit 8 enfants au monde, mais seules 5 ont survécu....et je n'étais pas l’aînée mais l'avant dernière....Non, l'internat n'était pas tenu par des soeurs..c'était un collège public qui était à 1 km de chez moi...j'avais fait des pieds et des mains pour m'y faire admettre...Nous vivions dans un taudis, et le mot est faible, et je ne supportais plus cette misère....Dieu merci, le directeur n'a pas fait de difficultés pour m'y faire admettre...Il faut dire qu'il avait eu vent de l'endroit où je vivais, et j'y ai passé quelques belles années...J'ai toujours adoré l'internat...va savoir pourquoi !! L'internat était pris complètement en charge par une bourse et mes parents n'ont jamais rien eu à payer; sinon je n'aurais pas pu y aller ! tu penses bien !! J'ai rencontré des gens bien dans ma vie, des gens qui m'ont aidée , soutenue , dans les moments difficiles....Chaque fois que je croyais toucher le fond....surgissait quelqu'un pour me faire remonter....j'ai avancé grâce à eux, et je suis profondément reconnaissante de ce qu'ils ont fait pour moi...
      Pour les tickets de foire, lis plus haut, j'en parle à Marine.....
      et mon père, après maintes années d'alcoolisme, a souffert d'un cancer de l'estomac qui s'est généralisé très rapidement !
      je te fais des gros bisous !!

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    2. Moi contente d'avoir saisie l'occasion pour remonter le temps dans ton blog!! C'est bizarre que je n'ai jamais pris ce temps de visiter chez toi depuis 2006 ici!! impardonnable je suis.
      Pour le roulage de tikets !! jamais entendu parler de cela pourtant euh... deux de mes "passager" étaient forains. Faut dire que ce n'était pas ce qui m'intéressait le + en ces temps là... OUPS je sors!! bises

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    3. lol !! je pense bien que les tickets n'étaient pas ta préoccupation première !! mais t'as dû en voir sur les foires ! ils vendait les tickets par 4...on les déroulait et parfois on gagnait...une peluche, un filet garni de nourriture....ce vieux blog a été oublié et à l'époque on ne se connaissait pas toutes les deux !! j'ai récupéré les écrits .....parfois j'en ai posté ici.....bisous !

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  6. Merci pour ces explications, je n'ai pas connu tant de difficultés loin s'en faut, et je pense effectivement que tes parents ont beaucoup souffert de ce déracinement, nous sommes restés dans notre sud-ouest que nous aimons tant avec des parents respectueux et aimants alors nous ne devons pas nous plaindre au vu de tout ce que certains enfants vivent et partagent avec leurs parents parfois pire, sans parents...
    L'essentiel est de continuer et de tenter d'aimer la vie même si cette existence est difficile.
    Courage Chaourcinette

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    1. le déracinement a fait plus de mal à ma mère qu'à mon père...lui bossait sur les chantiers et il s'est vite fait à sa nouvelle vie....malheureusement pour nous !! Ma mère restait enfermée, je pense par goût, mais aussi parce qu'elle ne maîtrisait pas la langue...et puis, notre père dépensait sa paye en boissons et en "femmes", ce qui nous a obligé à rouler ces fameux tickets si on voulait manger tous les jours...
      je n'ai pas d'amertume, je ne pense pas en avoir souffert, c'est seulement quand nous avons dû déménager (car plus possible de payer le loyer), que j'ai eu envie de fuir.....mais j'avais 15 ans ! et je voulais goûter à autre chose !! bises !

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  7. Moi aussi j'aurais voulu aller en internat. Mais c'était trop cher et par ailleurs, mes conditions de vie n'étaient pas assez moches pour pouvoir bénéficier d'une aide quelconque (dommage et, bien sûr, tant mieux en même temps !). Bises !

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    1. j'ai adoré l'internat ! cette vie en communauté, avec des règles me convenait parfaitement ! je pense que lorsqu'on est jeunes on a envie de repères et mes parents ne nous en donnaient pas....
      Je me disais dernièrement que lorsque j'aurai quelques années de plus, la maison de retraite serait peut être l'idéal pour moi...??? et puis, après réflexion, je me dis que "leurs règles" ne conviendront pas à la vieille sauvage que je suis !! lol bises

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  8. C est drole, nous nous etions quatre dans un mini 2 pieces, mon pere travaillait et j ai pas souvenirs de manque ou autre. Ma mere ne travaillait pas .. elle nous lavait dans l evier en rigolant. Elle avait le don d apprecier la vie , et avec elle la plus petite chose devenait source de joie... j ai aime ces annees, pourtant j avais une chambre grande comme un placard lol mais je m en foutais . Mes parents nous amene balader a pied, bus ... l ete il y avait la plage ... j ai jamais eu l impression de manquer de quelque chose...j avais l essentiel pour moi. Peut etre etais je une bonne nature. Le materiel n a jamais ete le plus important pour moi, et ca continue d ailleurs...j aurais pu epouser un riche comme on dit, mais non j ai prefere le fauché lol. L important est ailleurs ...:)

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    1. comme tu le dis si bien, tes parents avaient une autre mentalité que les miens !! des corses "coincés, parlant patois entre eux, s'engueulant aussi en patois, et même si durant mes 13 premières années, matériellement on faisait illusion, on vivait en HLM, ce fut après , que la vie devint dure...
      taudis, plus de boulot pour mon père car malade, tickets à rouler sans fin, pas d'aide.....Il faudrait que je copie colle la suite...pour que tu comprennes mieux....
      ce taudis lorsque nous l'avons quitté, grouillait de rats, de vermine et d'humidité... Nous avons traversé plus d'une fois les planchers vermoulus ...à peine partis, la ville l'a détruit....parfois, j'y passe, et je retrouve l'odeur...sans doute celle de la rivière qui traversait notre minable jardin....Je ne suis pas non plus matérialiste, mais il faut un minimum.....et là, je ne l'avais pas ! mes parents et ma soeur ne l'avaient pas...c'était infâme ! ....ça a faussé certains de mes choix par la suite...mais ça, c'est une autre histoire !! bises !

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  9. Oui ce ne sont pas les murs mais les personnes qui font un foyer.
    Bon chez nous c etait vieux, un peu pourri avec le recul... mais pas autant que tu le dis...juste parfois des souris...on a pris un gros matou...

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    1. lol ! les chats se seraient fait bouffer par les rats !!! ils sortaient de la rivière la nuit et fallait pas se trimbaler à l'extérieur à ce moment là !! j'ai horreur de ce genre de bestioles !! bises

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  10. Bonsoir comment vas-tu .... J'ose à peine te le demander ... Des bises,Daisy

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    1. coucou Daisy !! et moi, j'ose à peine te répondre !! lol et toi ? toujours les mêmes soucis? on est des camarades de douleurs et on se comprend bien !
      J'espère que tu as un peu de répit quelques fois?
      Bises à toi !!

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  11. Oui toujours les mêmes soucis ... Ma mère est venue ce dimanche avec son ami Anglais elle est venue de la côte Belge, Je ne sais si tu as pu voir ma mère sur le FB de ma fille c'est une grande fan de notre Johnny national .... Et oui j'ai parfois quelques répits mais ce dimanche pour une fois que je voyais ma mère et bien crises de très fortes douleurs,ah ça oui on se comprend des bises

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    1. Oui, j'ai vu ta maman avec ta fille ! une très jolie femme ! et je suis heureuse pour toi si tu as quelques moments de répit.....profites en quand c'est le cas !! bises Daisy !

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  12. Ben dis donc! j'ai connu la misère mais jamais à ce stade, parce que la famille vivait d'amour!!! ma mère chantait toujours, mon père travaillait beaucoup, et nous n'avons jamais "roulé" .
    La violence de l'ado insouciante et égoïste, ne m'a jamais atteinte, parce que très jeune, j'ai du faire face à la maladie de maman et étant l’aînée, j'ai du jouer à la maman de substitution pour mes frères et sœur (nous étions 4) et sans confort dans une cabane de "Résiniers" là aussi, les vacances scolaires étaient durement vécues, parce qu'il fallait aider aux campagnes de ramassage de la résine .... et crois moi, ce n'était pas une partie de plaisir pour des enfants
    Mais il restait toujours cet esprit familial qui nous faisait nous serrer les coudes dans toutes les misères et ce fut une belle leçon de vie qui m'a construite comme je suis encore,même si ma vie est tellement plus confortable aujourd'hui,il m'arrive souvent de penser qu'on n'est pas plus heureux...............!
    Bonne idée d'aller rechercher des vieux écrits ...
    Bisous et bonne journée

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    1. oui je vois que toi aussi tu as dû bosser durant les vacances pour aider la famille...en plus, avec ta maman malade, ça n'a pas dû être facile à gérer... mais, la famille était soudée, vivante et pleine de joie....on ne connaissait pas ça chez nous...je pense qu'ils étaient aigris d'avoir dû quitter leurs familles..en plus le climat était rude pour eux ! Ma mère était toujours gelée, mon père travaillait dehors sur les chantiers et se réchauffait en buvant plus que de raison...
      Mais comme toi, je me suis construite en fonction de cette situation...très jeune, je me suis jurée de vivre une autre vie que la leur....et ma foi, j'ai pas de regrets , j'y suis parvenue!!
      la seule chose qui me fait défaut, et qui me reste sans doute d'eux, c'est la gaieté...l'insouciance.... j'ai en moi une certaine "fatalité" que j'ai du mal à combattre ...et surtout, le silence ! celui qui s'imposait dans notre famille...jamais de transmission orale sur la famille...ce qui fait que je ne connais rien de mes grands parents, de leur vie, comment ils sont morts... j'ai su leur prénoms en regardant le livret de famille de mes parents !!! j'ai eu tendance à faire de même...à taire mes galères, ma vie, car je pensais que si je me racontais j'allais "charger" mes enfants de négatif ! heureusement un psy m'a beaucoup aidé et ce blog aussi !!
      Bisous Passion !!

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  13. Pour t'éviter de revenir chercher sur mon blog la réponse à ton gentil commentaire, je te la retranscrit ici.
    Bisous du jour (pluvieux !)

    Oui Chaourchinette j'aime beaucoup les reflets dans l'eau, on dirait un autre univers impossible à pénétrer sinon tout se brouille !
    Merci

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    1. Merci ! mais j'aime passer et repasser sur les blogs ! tu mets une si jolie musique sur le tien !! bonne journée ! bises

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  14. JE SUIS SI HEUREUSE DE TA GUÉRISON IMPROMTUE ! DAISY

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    1. lol !! je ne suis pourtant pas passée par Lourdes !! bises

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