dimanche 4 février 2018

La soupe.....

La soupe.........
Ce matin , sur le net je suis tombée en arrêt devant une recette de cuisine ...  
Alors, je copie la recette avant de vous raconter  les souvenirs qu'elle a fait monter en moi......



SOUPE PAYSANNE CORSE
Temps de préparation : 15 minutes
Temps de cuisson : 150 minutes
Ingrédients (6 Portions) :
- 4 tomates
-1 saucisse à cuire
- 100 g de pâte tagliatelle ou macaroni
- 6 petites pommes de terre
- 200 g de haricots verts
- 200 haricots sec (rouge ou rosé) ou des frais en saison
- 4 petites courgettes
- 3 carottes
- 2 poireaux
- 1/2 chou vert
- 1 gros oignon
- 3 gousses d'ail
- 10 feuilles de basilic
- 1 brin de marjolaine
- huile d'olive
- sel et poivre
Préparation de la recette : 
Faire tremper la veille les haricots secs (si haricots frais, les joindre directement dans le faitout avec les autres légumes)
Eplucher et couper tous les légumes ainsi que l'oignon en petits morceaux. 
Faire revenir tous les légumes avec les haricots égouttés dans de l'huile d'olive, saler modérément poivrer et recouvrir d'eau froide.
Ajouter la saucisse à cuire  et faire mijoter à feu moyen pendant 2 H 15 - ajouter les pâtes et finir la cuisson.
Incorporer le basilic et l'ail hachés, une bonne cuillère à soupe d'huile d'olive, laisser reposer quelques minutes avec de servir.

Cette soupe était  la soupe détestée,  haïe de mon enfance ....hormis la saucisse à cuire tout se trouvait dans l'immense jardin  derrière la maison....

Nous étions 7 à table, 5 filles et les parents....Ce n'était pas l'argent qui nous étouffait, mais cette satanée soupe qui revenait chaque soir comme un cauchemar...Pour moi, c'était un calvaire, rien que de voir l'énorme gamelle au milieu de la table je sentais la nausée me monter...

Nous étions pauvres, mais riches en légumes de toutes sortes....je me souviens, mon père arrivait à faire pousser n'importe quel légume, et pourtant, nous habitions les Vosges et le temps n'était pas spécialement clément....en été, tomates, courgettes, aubergines , poivrons, piments....au printemps, les radis, la salade, les petits pois...haricots, carottes,  pomme de terre, betteraves,  navets.....J'en passe et des meilleurs !

Il complétait par la cueillette des champignons, des pissenlits dans les labours ,de la rapine dans les vergers...Mirabelles, prunes, pommes, poires...et à la saison des fruits des bois, nous partions tous en file indienne dans les bois du père Marin ramasser les fraises des bois, les framboises, les mûres que ma mère transformait en confitures et en sirops ...

On n'a jamais eu faim, mais fallait le gagner son pain !! L'hiver, mon père prenait quelques coupes de charbonnette, et on allait l'aider à empiler les bouts de bois dans une espèce de remorque attachée à sa mobylette....il faisait un grand feu , plaçait des pommes de terre dans la braise et ça faisait notre repas du midi avec un bout de saucisse à cuire qu'il faisait griller dans le feu.....ça c'était du bonheur ! je n'ai plus jamais retrouvé le goût ni l'odeur de ces saucisses.....

Il nous laissait empiler ,  le temps de repartir à la maison où il stockait dans la cabane à lapins  les morceaux de bois récoltés....puis il venait nous rejoindre et on ré- empilait dans la remorque....J'avais des vieilles chaussettes en guise de gants, un bonnet qui me cachait les yeux, et des godasses trouées car elles avait déjà servi à 3 de mes sœurs avant d'atterrir à mes pieds....ça faisait floc-floc quand je marchais, et si je ne bougeais pas mes pieds s'engourdissaient rapidement....

Ce chemin pour aller dans les bois du Père Marin, longeait d'immenses prés où paissaient des moutons...Des fils en barbelés les empêchaient de s'échapper....Lorsque nous avions besoin d'un nouveau matelas, nous avions une autre corvée, c'était d'aller décrocher la laine que les moutons laissaient sur les fils barbelés...à  sept, ça nous prenait 3 jours pour en venir à bout...Nous rentrions le soirs, les mains égratignés, le corps gelé car nous ne pouvions pas bouger pour nous réchauffer...à genoux dans l"herbe humide et parfois glacée, on tirait la laine , on la démêlait et la mettions dans un sac qui pendait à notre taille...On vidait notre sac dans la bâche que notre père avait mis dans la remorque et on recommençait.....Ma mère nous emballait les  genoux dans des sacs plastiques pour éviter d'être trempés....

Moi, je pleurais....la morve et mes larmes gelaient sur mon visage et ma mère sortait en grondant un grand mouchoir à carreaux pour m'essuyer le visage...."Mimi, disait elle (Mon père s'appelait Emile)...tu penses pas qu'on devrait rentrer? les gosses ont froid.....Quand il commencera à faire nuit disait il ! heureusement, la nuit tombait vers 17 h....

3 jours d'affilé on se tapait ce calvaire ! parfois plus si on avait pas assez de laine pour faire un matelas ....
Après c'était le travail de ma mère et des deux grandes...On rentrait, on se déshabillait, ma mère nous faisait couler un bain chaud , et on allait s'agglutiner contre le poêle et la cuisinière de la cuisine....

La laine trempait dans la baignoire, mon père démontait une porte qu'il posait dessus , et mes sœurs lavaient, tiraient, essoraient et étendaient à plat sur la porte....Elles la brassaient pour chasser l'humidité...

Le poêle du couloir, qui donnait sur la salle de bain était chargé à fond et une odeur bizarre envahissait petit à petit l'appartement...une odeur de laine feutrée, une odeur forte et désagréable.....Quand toute l'humidité était sortie, la laine était stockée dans le hangar .....

Les matelas, se faisaient l'été...Le père Cadici était le seul capable de vous faire un matelas en une journée....Dès que le soleil commençait à chauffer, une immense bâche était déployée sur la terrasse et les ballots de laine grisâtre arrivaient.....là, tout le monte s'y mettait...On devait prendre une boule de laine et l' étirer pour en faire quelque chose de fin et soyeux...on devait trier et enlever les  bouts d'herbes, de mousse, de brindilles qui étaient restées emmêlées dedans....

On mettait la radio pour se donner du coeur à l'ouvrage.....Quand la récolte des 3 jours était enfin triée, ma mère l'étendait au soleil....ça pouvait rester une semaine, et allez savoir pourquoi, un jour ma mère disait que c'était bon, on pouvait appeler le père Cadici....

Choix du tissu rayé gris et blanc....Négociations âpres sur le prix demandé ...et il se mettait au boulot....Il avait de grandes aiguilles courbées, des droites, du gros fil....Allez, filez les gosses, laissez moi bosser.....

Et le soir, on avait un matelas....pour un lit d'une personne, et on voulait toutes que ce soit notre lit qui l'accueille...J'ai jamais eu de matelas neuf...mais ça ne m'a pas empêché de dormir !!

Tout ça pour parler de cette soupe horrible que notre père nous faisait chaque soir !!!!
La gamelle au milieu de la table, je sentais monter les larmes...j'étais pourtant la préférée de mon père, mais je n'échappais pas au deux énormes louches qu'il versait dans nos assiettes....alors arrivait le "triage"....Je commençais par manger les pâtes....ensuite, les pommes de terre, et puis les carottes....Naturellement, arrivée à ce stade, ma soupe était froide...J'avais horreur du chou, des haricots, des poireaux, de l'oignon.....Je lançais des regards désespérés à ma mère mais ça ne changeait rien.....Alors, je mettais un morceau de chou dans ma bouche et aussitôt je sentais l'envie de vomir approcher.....Le bruit de renvoi que je faisais faisait hurler mes sœurs ! Oui, y'en a marre, elle va nous faire vomir.....

et moi, j'étais désespérée....Tout le monde quittait la table, sauf moi...."tu resteras là toute la nuit s'il le faut disait mon père ..."

Mes sœurs et ma mère s'installaient sur la table de la terrasse afin de rouler les tickets  de foire , qu'il fallait livrer le lendemain ...chaque jour ce travail nous rapportait 4 ou 5 francs, ce qui nous permettait d'acheter le lait  les œufs et  le pain ..Parfois du jambon si on avait roulé suffisamment...

Mon père ne roulait pas, et comme il était maçon la journée, il allait souvent se coucher tôt...Pas de télévision à l'époque !!

Alors, dès qu'il était couché, ma mère venait en douce, vider mon assiette dans les toilettes afin qu'il ne se rende compte de rien.....Allez, viens rouler me disait elle ! Mes sœurs râlaient, que c'était injuste, qu'elles le diraient au père, mais ma mère ne s'en laissait pas compter...La première qui ouvre la bouche , elle aura affaire à moi....ça grommelait, mais ça se taisait...

Encore que maintenant avec le recul, je reste persuadée que mon père savait très bien ce qui se passait après son départ au lit.....
à présent, c'est devenu ma soupe préférée.....et cette soupe régale mes enfants lorsque je la prépare ! Mais eux n'ont pas eu à la subir tous les soirs de l'année !!!!



17 commentaires:

  1. cette soupe est ma preferée.....et ton histoire m'a émue...bisous douce cocci

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    1. merci ma nonna !! lorsque je l'a fait tout le monde la trouve bonne mais moi je cherche toujours celle de mon père !! lol bises

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  2. C'est carrément une autre époque que tu nous contes là ! Nous n'étions pas riches non plus, J'avais peu de jouets, peu de livres, très peu de vêtements, mais je n'ai jamais dû aider à faire bouillir la marmite ! Bisous, Chaourcinette !

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    1. comment te dire ? la paye de mon père était déjà dilapidée au bistrot du coin, ce qui fait qu'on vivait perpétuellement à crédit...le 30 du mois, on payait la note à l'épicerie, le loyer quand on pouvait....et c'était fini...le reste du temps c'était les tickets qu'on roulait chaque jour qui nous faisaient manger...les fringues n'en parlons pas !! j'ai eu mes premiers habits neufs j'avais 13 ans, pour ma communion !! et ma mère a dû travailler à côté (ménages, repassage, couture...) pour pouvoir les acheter....c'était une époque difficile, où il y avait très peu d'aide pour les familles....Bisous !!

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  3. Ah, la corvée de la soupe à table, je détestais ça, et je boudais, on me disait on va te mettre une épingle à linge pour te pincer le nez et ainsi tu ouvriras la bouche... Alors je pleurais et la tablée (surtout mes deux soeurs) se mettait à chanter "elle pleurait comme une madeleine, elle pleurait pleurait, pleurait , elle pleurait comme une fontaine, toutes les larmes de son corps y passaient".... et je pleurais, je pleurais, évidemment !
    Les pâtes ou la saucisse dans la soupe c'est pas mon trip mais à présent je mange avec plaisir la garbure béarnaise !
    Bisous ma belle

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    1. comme tu dis c'était une véritable corvée !! lol pourtant mes soeurs la mangeait sans problème ! et comme toi, j'ai pleuré, si souvent que ma mère disait : "va falloir arrêter de saler la soupe; avec toutes tes larmes ça nous fera des économies !!"
      bisous !!

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  4. les soupes de l'enfance...
    j'ai eu une enfance dorée à côté de la tienne mais j'avais horreur du potage au tapioca et on me disait qu'il y avait des enfants qui n'avais rien donc mange et ne te plaint pas

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    1. oh je me souviens aussi du tapioca ! le dimanche c'était pot au feu avec du plat de côte de boeuf, morceau le moins cher, et le soir, bouillon avec tapioca....mes soeurs disaient que c'était de la "fraye" de grenouille ! j'ai jamais pu en manger !!! j'aurais vomi dans mon assiette !! lol
      c'était une enfance difficile, mais il y avait quand même des bons moments, et je m'en souviens avec nostalgie !! mais va savoir pourquoi ce sont les moments les plus durs qui remontent à ma mémoire ?...
      faudra que j'écrive dessus sinon on va m'appeler Cosette ! lol Bises !

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  5. On a tous plus ou moins un plat de l'enfance dont le souvenir est au bord des lèvres... moi c'est le foie de veau du jeudi !
    Heureusement, en grandissant -en vieillissant ;)- on apprend à aimer un peu de tout !
    Merci pour ce souvenir si bien raconté... et pour la recette !

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    1. en vieillissant les goûts changent Dieu merci !! je n'ai pas connu le foie de veau, trop cher, mais j'ai connu les "fricadelles"....foie de porc emballé dans une voilette....j'avais horreur de ça...c'était amer, et je devais me boucher le nez pour en manger quelques bouchées....
      heureusement ce n'était pas toutes les semaines !! lol
      merci de ton passage !! bisous

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  6. Quelle belle histoire!!! comme je les aime, avec tes souvenirs qui ressemblent tant aux miens... parfois on peut en faire des bons souvenirs, parfois des traumatismes! c'est différent pour chacun.
    En fait, même si j'ai vécu sensiblement la même chose, vie des familles pauvres,on ne m'a jamais forcé à manger; parce que j'étais une enfant fragile et maigre, d'un appétit très délicat et je n'aimais rien!!!!! sauf le petit déjeuner. ma santé n'était pas des meilleure et je crois que ça entrait en ligne de compte
    Par contre, il ne me fallait pas rechigner au travail. et là, ça ressemble bougrement à ton histoire, même si les travaux différaient un peu
    Je pense que quelque part, on était encore moins bien lotis , car pour nous petits, pas de baignoire, pas d'eau courante...
    Ta soupe, ne me déplaisait pas, pour le peu que j'en avalais...pour moi la pire, celle des jours de misère, c'était la soupe au lait!!! qu'elle horreur!!! le lait devait resté au petit déjeuner, sucré ou chocolaté... pas pas dans l'assiette, salé avec son pain "mouquire" !!!!!
    j'ai aussi détesté la Tapioca au lait chocolaté et aussi le riz au lait.
    Par contre le privilège par rapport à toi, c'est que outre les légumes du jardin, on avait toutes les volailles et les oeufs! de plus papa était chasseur....Mais encore pire que pire, était lorsque la bourse s'était un peu remplie, qu'on me forçait à la viande de cheval le dimanche et chez ma grand mère, le pain trempé dans du vin rouge sucré... tout ça pour mon anémie!!!!!!
    La ferme d'à coté nous fournissait le lait à volonté, contre quelques aides aux foins, ou aux vaches...
    Comment s'en est-on sorti aussi bien? comment avons nous tiré de là le meilleur pour affronter au mieux notre avenir?
    Que le monde a changé!!!!
    Merci pour ta belle histoire...J'ai adoré comme toi, tu as aimé mes tables!
    Un bel échange de coccinelles!!!!
    Bisous et très bon week-end

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    1. oh je me souviens de la viande de cheval !! tu vas rire, mais les filles avaient droit à un steak lorsqu'elles avaient leurs règles !! ma mère allait à la boucherie acheter un steak et on était toutes là, à baver devant celle qui avait ce privilège !! j'ai prié longtemps pour avoir moi aussi mes règles et avoir droit à cette viande qui me semblait savoureuse !! Mon père avait une carabine à plomb, et il tirait les moineaux, caché derrière les volets de la terrasse...quand il en avait abattu quelques uns il les plumait et les faisait griller ....un régal !
      et quand tu dis qu'on avait de la chance d'avoir une baignoire, ce fut un épisode très court !! Nous avons eu droit à un HLM après avoir vécu dans un taudis sans WC ni salle d'eau ! je dois dire que pour nous c'était le LUXE !!! malheureusement, nous n'avons pas pu payer le loyer tous les mois, et nous sommes retournés vivre dans un autre gourbi ou l'eau coulait sur les murs, sans toilettes, les planchers pourris et les rats courraient la nuit dans les couloirs.....
      Comment on s'en est sorties toi et moi ? sans doute la "gnaque "...sans doute qu'on s'est dit "jamais plus vivre ça" et qu'on a tout fait pour que ça change !!
      Je n'ai pas d'amertume d'avoir vécu ça, mais je ne souhaite ça à personne! Oui, le monde a bien changé , et j'ai beaucoup de difficulté à raconter ça à mes enfants...d'où l'écriture qui me permet de laisser une petite trace !!
      bisous à toi coccinelle Passion ! bon week end !!

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  7. Oui, tu m'as fait rire pour le steak....
    Par contre, je vois que tu n'as pas eu vraiment plus de chance que nous!!!!
    mais comme moi, tu n'a pas de "rancune" avec cette vie qui nous a forgé un bon tempérament et comme toi, je dis toujours que si je me suis sortie de ce merdier ce n'est pas pour y retourner!!! j'explique à certaines qui disent toujours '''oh là là, moi je ne supporterais pas''' (...ceci ou cela....)que quitter une galère pour monter dans une barque qui prend l'eau n'est pas pour moi. et que ce n'est vraiment rien après ce qu'on a vécu... et qu'on était heureux quand même parce qu'il y avait le lien familial très fort!
    L'écriture est ma psy; et c'est la meilleure!!!
    Passe une bonne semaine et prends soin de toi

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    1. je me sers de l'écriture comme psy moi aussi !! j'en ai eu un durant 3 ans et il ne m'a pas du tout aidée à m'en sortir...alors qu'écrire me procure une sensation d'apaisement....je sors de moi tout ce qui a pu faire mal ou pas, et ça dégage mon cerveau des mauvaises ondes et des regrets !!
      oui, on était heureux quand même, les besoins étaient moindres, ce qui fait qu'on pouvait les satisfaire plus facilement...Mon seul besoin, petite, ce fut les livres....rien que d'aller à la bibliothèque , mon coeur battait à 1000 à l'heure....lorsque je rentrais avec mon sac bien plein, j’étouffais de joie...et puis, il y a eu les choses dont on rêvait...on a espéré des années durant une télé...notre père nous la promettait ...On y croyait fort....J'ai eu ma première télé à 20 ans...tu vois, un jour elle est arrivée !! lol
      on est des rescapées d'une époque qui n'existe plus....et je suis fière d'en être sortie intacte ! pas prête du tout à y replonger !! lol
      Bonne semaine à toi aussi !! bisous

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    2. Je dirai exactement les mêmes choses!!!!!!!!!!
      Bisous

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  8. Ah la soupe, à présent je fais ce genre de soupe avec tout ce qui me tombe sous la main, sauf les pâtes, je met plutôt des patates, mais je t'ai raconté les séances de soupe dans mon enfance, comment l'oublier ! A présent on en sourit heureusement !
    Bisous ma belle

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    1. j'aime bien les pâtes dans la soupe, ça lui donne une consistance un peu farineuse, liée que la pomme de terre ne donne pas....
      cette soupe était celle de tous les soirs, mais je détestais aussi celle du dimanche soir, bouillon du pot au feu avec ses gros yeux gras sur le dessus....on y mettait que du plat de côtes, donc bien gras....le pire c'était quand mon père chipait une poule qui vagabondait dans son jardin et qu'elle passait à la casserole.....je détestais le goût , l'odeur de vieille poule immangeable qu'il aurait fallu cuire des heures afin qu'elle soit un minimum tendre ! et rebelote le soir....c'était bouillon !! beurk !
      heureusement mon père nous régalait avec ses pâtes faites maison...ça compensait !! bisous à toi !!

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