vendredi 13 novembre 2015

Chapitre 2........

Elle va continuer à vivre avec parfois des moments de faiblesse...Elle regarde souvent l'arme que Frank a enfermé dans le coffre...Elle ne l'a pas rendue ...c'était une arme qui lui appartenait....ce n'était pas son arme de service , c'était celle qu'il laissait "au cas où" disait il....au cas où quoi? lui répondait elle ? au cas où.....disait il en souriant....sans doute pour ne pas l'effrayer...

Depuis, plus aucun homme n'avait franchi le seuil de sa maison.....Frank était un souvenir douloureux et elle n'avait plus envie de souffrir...
Elle passait de plus en plus de temps à écrire, et c'était son éditeur qui était content...Son compte en banque aussi était ravi....Tout cet argent qui s'accumulait par manque d'envie, par  manque de projets....

Cette séance de signatures était la bienvenue...Elle n'avait pas bougé de chez elle depuis longtemps, et c'est sereine qu'elle se coucha ....
 Vers 5 h le matin, elle monte dans sa voiture de location...Elle s'est habillée soigneusement...a essayé plusieurs tailleurs, plusieurs robes et elle a opté pour un pantalon habillé , une chemise  ainsi qu'un manteau confortable...Pas trop de coquetterie, le public qui l'aime se situe dans une tranche d'âge entre 40 à 50 ans...donc rien d'ostentatoire....

à 14h, Maguy, la personne qui l'a invitée l'accueille avec bienveillance... c'est une dame toute ronde , souriante qui l'a prend  sous son aile et la guide vers ses admiratrices qui l'attendent avec  ferveur....le temps passe vite,  et il est déjà  19h et la salle se vide rapidement.....
Comme elle voudrait s'avancer sur le chemin du retour , elle consulte sa carte afin de tracer un itinéraire....Maguy, chaleureuse, lui dit à quel point la journée fut belle et qu'elle espère la revoir très bientôt.....La voyant consulter sa carte, elle lui conseille un itinéraire qui raccourcit fortement le nombre de kilomètres et lui évite les embouteillages....elle trace le chemin sur un papier, et la laisse partir après maints remerciements.......

Elle suit donc les conseils de Maguy et s'engage sur une route pratiquement déserte...après avoir fait une trentaine de kms elle est surprise par un dos d'âne qui déséquilibre la voiture et l'envoie presque au fossé.....un de ses pneus a éclaté....elle descend pour constater les dégâts, et se rend compte que le dos d'âne est un amas de planches plus ou moins pourries, avec d'énormes clous qui dépassent...

La nuit commence à tomber, et heureusement, elle trouve une lampe de poche dans la voiture...Elle n'a jamais changé de roue..ne sait même pas où se trouvent le cric et la roue de secours...
Un peu désespérée, elle se dit qu'elle aura peut être la chance de croiser une voiture...et en effet, 20 mn plus tard, elle voit les phares d'un camion, un énorme camion de couleur rougeâtre  se profile au loin....Le soulagement se lit sur son visage...
Elle fait de grands signes et le véhicule s'arrête....un homme grand et fort descend et se dirige vers elle..elle ne distingue pas ses traits, car elle est éblouie par les phares....

Arrivé à sa hauteur, et avant qu'elle n'ait pu dire une seule parole, il lui assène un tel coup sur la tête qu'elle tombe presque inconsciente.....
Et c'est là que commence l'horreur...la folie...
Il va la violer durant des heures, la cognant, la mordant, l'étranglant....Elle a l'impression qu'ils sont plusieurs à la maltraiter ....Elle navigue entre douleur et inconscience et quand il noue ses mains autour de son cou, elle étouffe lentement dans un goût de sang...il a tellement cogné que deux de ses dents se sont cassées . Heureusement , elle perd très vite connaissance...

Il fait nuit noire, elle a froid; ses vêtements ont  disparu...elle est couchée à l'intérieur de quelque chose ,une sorte d'énorme tuyau , elle est recouverte avec des feuilles , des pierres, des branches...tout son corps n'est qu'une plaie, et elle crie lorsqu'elle sent passer contre elle ce qu'elle imagine être un rat.....
Centimètre par centimètre , elle va s'extraire de ce trou puant....elle va ramper comme un animal, elle va avancer au milieu d'excréments et d'horribles choses auxquelles elle évite de penser...son esprit divague, sa douleur  est tellement énorme qu'elle pense à la mort...je veux mourir....Seigneur, fais moi mourir....elle oscille entre réalité, peur, réveil , cris....

Elle perd à nouveau conscience.....Lorsqu'elle ouvre les yeux, la première chose qu'elle voit c'est la lune...une lune énorme, qui éclaire faiblement la route....Sa voiture a disparu.....le froid la pousse à se réfugier à l'intérieur du trou d'où elle est sortie...à tâtons elle explore le conduit crasseux....ses doigts touchent quelque chose de soyeux...elle sursaute de peur..un rat..mais non..ça ne bouge pas..elle tire et se retrouve avec un grand bout de tissu dans les mains..

Elle avance vers la lumière de la lune et reconnait sa chemise, tous les boutons arrachés..Elle l'enfile sans réfléchir...ne pas penser à cette odeur, à cette puanteur..Il faut que je me couvre si je ne veux pas mourir de froid...elle retourne dans la cavité et au bout d'une demie heure de recherche elle touche ce qu'elle pense être son pantalon....elle ressort et l'enfile laborieusement ..elle a mal partout, ses plaies sont ouvertes...mais elle est en vie....amochée, mais en vie...
Elle voudrait être raisonnable et se glisser sur la route dans l'attente d'une voiture..mais la peur la ronge...et si c'était lui...eux qui revenaient....elle ne peut faire confiance à personne....Les pleurs, la morve coulent sur ses joues...elle abandonne..à quoi bon  continuer?

Et même si quelqu'un la sauve, elle ne résistera pas à cette publicité dégueulasse qui va s'attacher à son nom....Il ne faut pas qu'on sache...je ne veux pas être une victime....Elle voit déjà les gros titres...impossible..
Lentement en rampant, elle avance sur le bas côté de la route...elle se cache derrière les arbres...ses pieds nus sont en sang, mais elle avance...quelle heure est il ? combien de temps a duré son calvaire? elle a l'impression que ça a duré des heures....et des heures.....Elle s'affale dans un trou ..et si je restais là, sans bouger....

un cri au loin...un petit animal couine, un autre cri lugubre... une chouette ? Elle frissonne de peur, de froid,  de douleur.....

jeudi 12 novembre 2015

Topéka ....Chapitre 1...

Il y a quelques années, j'ai lu un livre, un polar qui m'avait marquée...Impossible de me souvenir du titre, du nom de l'auteur....J'aurais bien aimé le relire.....

Et puis, hier, m'est venue une idée aussi sotte que grenue dirait mon ex mari....
Et si je le réécrivais ce livre....enfin, non...je n'ai pas la prétention d'écrire un livre, mais je peux restituer un  scénario, les grandes lignes du bouquin quoi !....

Bien sur, j'ai oublié plein de détails , et puis, j'en ai rajouté, parce que l'exercice m'amusait.....et à la fin, j'ai bâti un truc qui m'a occupé une bonne partie de la journée....j'en ai oublié mes douleurs, la télévision et Facebook....

Je vais donc le retranscrire...en plusieurs fois, car il pèse quand même 24 pages sur Word !!

et puis, j'aimerais bien qu'on me dise à quel bouquin cette histoire vous fait penser...Je sais que j'ai des copines liseuses de polar qui viennent faire un tour de temps en temps sur mon blog...Si ça vous cause, n'hésitez pas à me renseigner !


C'est l'histoire de Tracy une romancière américaine, âgée de 34 ans....Ses parents sont décédés il y 10 ans , et comme elle était  fille unique et que ses parents n'avaient ni frères ni sœurs, elle s'est retrouvée seule au monde à 24 ans .....

Elle n'est pas trop douée pour se faire des amis, elle a toujours aimé la lecture et a passé plus de temps à rêver qu'à être dans la réalité..tant est si bien qu'écrire des romans lui a semblé la seule chose à faire; enfin, celle qui correspondait le plus à ce qu'elle vivait....
Elle n'a eu qu'une seule amie au lycée, Lynda, un peu comme elle, un peu marginale par rapport à tous les autres élèves...et après 5 années d'amitié, Lynda a quitté la région avec ses parents et leurs relations se sont effilochées....

Tracy vit à St Louis dans le Missouri , écrit des romans qui ont beaucoup de succès auprès des femmes et elle est invitée par Maguy, une bibliothécaire  qui habite   Topéka au Kensas , afin de venir faire une séance de dédicaces pour son dernier livre...

Il y aura une cinquantaine de personnes et cela se passera l'après midi du 23/10, chez un libraire qui met une grande salle à leur disposition......
510 kms séparent les deux villes...et comme elle a horreur de prendre l'avion elle décide donc de s'y rendre en voiture , tranquillement...... sa voiture ayant déjà de l'âge elle en loue une pour deux jours.....gageant qu'après son après midi de signatures, elle ne pourra pas repartir immédiatement...

Tracy n'a pas d'homme dans sa vie.....Elle n'en veut plus ....De toute façon elle n'a pas le temps de s'occuper d'un homme, l'écriture lui bouffe tout son temps...elle ne se plaint pas, elle a réussi à trouver un équilibre sympa  et même si parfois, elle pense "enfants"....elle secoue la tête et se dit que ce n'est pas pour elle....Elle a écrit , il y a quelques années, un roman policier qui lui a donné du fil à retordre.....et comme elle avait besoin de se documenter, un de ses amis avocat, lui a suggéré de prendre ses renseignements directement à la source...c'est pourquoi, un beau matin, elle s'est retrouvée dans un commissariat du quartier où elle a fait la connaissance de Frank...inspecteur à la brigade criminelle.....

Les débuts ensembles furent laborieux...lui, la trouvait coincée et elle le trouvait prétentieux.....Elle parlait avec des mots qu'il ne connaissait pas, lui était plutôt taciturne et avare de mots....
Après avoir passé une soirée arrosée avec toute l'équipe du commissariat, l'ambiance s'était un peu  réchauffée entre eux, et ils avaient terminé la nuit, chez elle.....Une routine s'était vite imposée, et chaque jour, elle trouvait dans tous les coins de sa maison de nouveaux objets que Frank laissait traîner distraitement ...une brosse à dents, une chemise....des pantoufles...
Ils ne vivaient pas ensemble mais ça y ressemblait...et elle laissait faire, car quelque part, ça lui plaisait cette présence masculine au milieu de ses bibelots...Il passa trois jours complets, sans rentrer chez lui.....et puis, 4 jours....et un jour il s'installa...rien ne fut dit, rien ne fut pensé....il était là, simplement, et elle était heureuse...

Deux années passèrent; il parlait mariage, il parlait enfants....et elle commençait à y croire...il avança une date, la présenta à sa famille....
Un matin, au réveil, elle trouva dans  la cuisine un petit mot sur la table : "Chérie, je ne te réveille pas, tu dors si bien....je pars sur une affaire , ne m'attends pas trop tôt...à ce soir ! je t'aime !"
Elle fit la grimace, mais elle connaissait les exigences du métier.....Elle décida de ne pas écrire ce jour là...décida de passer la journée dans un spa à se faire belle, à se relaxer....

Minuit...il n'est toujours pas là...elle s'endort, persuadée qu'il la réveillera à son retour....C'est la sonnette de la porte d'entrée qui la fait sursauter....un coup d'œil au réveil....4h20 du matin.....Frank a t il oublié ses clés ? Elle descend en bougonnant et ouvre...Ils sont deux....deux de ses collègues, sont là, sur le perron à 4 h du matin;..elle cligne des yeux, cherche derrière eux, espérant voir apparaître Frank...et là, elle comprend..et un froid glacial l'envahit tout entière, elle ne veut pas savoir, elle ne veut pas les entendre...et pourtant les mots frappent son cerveau...mort...tué dans une course poursuite....mort...mort...
Elle entend quelqu'un hurler.....juste avant de s'écrouler....c'est elle qui hurle, c'est elle qui est capable de sortir des sons inhumains de sa gorge....

A l'hôpital où on l'a transportée, elle ne réalise pas...et pourtant..toute la journée, les gens défilent dans sa chambre, la prennent dans leurs bras, l'étreignent....Elle refuse la réalité...et c'est lorsque les parents de Frank, en larmes franchissent le seuil de sa chambre qu'elle accepte l'inéluctable...Elle plonge alors dans une profonde détresse....

Les jours qui vont suivre, l'enterrement, la foule, elle les vit dans le brouillard...

lundi 9 novembre 2015

Rendez vous avec l'absurde........

Il y a 4 jours ma soeur m'appelle....oui ! bon ! elle appelle tous les jours, mais là, elle tenait le pompon !!

j't'appelle pour te demander un renseignement ...voilà ! je viens dans les Vosges le 6/11 sur la tombe de la famille, et je voudrais que tu me dises à quel endroit je peux aller aux brimbelles.......


???? (les 4 points d'interrogation , ça veut dire...étonnement de ma part.....)

Des brimbelles ? à cette époque ci de l'année ?? hormis dans les congélateurs des vendeurs de glaces, ça m'étonnerait qu'il y en ait beaucoup dans les bois....
je lui explique que ça pousse en été les brimbelles.....

Elle : Ah bon ? t'es sure ? ....(long silence...) ben, qu'est ce qu'il a comme fruits qu'on pourrait cueillir ?
Moi : tu sais , hormis les champignons....je ne vois pas grand chose !
Elle : j'ai pas envie de champignons, je veux des fruits....et des groseilles à maquereaux....tu crois qu'il y en a ?
Moi : Mais, ça pousse pas dans les bois...c'est un arbuste de jardin...et puis, c'est pas la saison.....
Elle : je rêve de manger des groseilles à maquereaux....J'en ai déjà cherché à Gap...ils connaissent pas....je croyais que je pourrais en cueillir .....



Moi : t'es pas un peu à côté de tes pompes là.....non ???

Elle : et des mûres ? tu crois que j'en trouverais?


Là, j'ai commencé à me pincer afin de savoir si j'étais bien éveillée.....Mais oui! aucun problème ! J'avais l'oeil vif et envie d'en finir avec cette conversation idiote ....
La boisson à 10 h du matin...ben c'est pas la joie !

Ils ont fait 17 heures de route...pratiquement sans s'arrêter.....Simplement pour monter sur la tombe un livre en porcelaine avec la photo de sa fille qui est enterrée avec nos parents.....17 h à s'engueuler....17 h d'insultes (lui) 17 h sans qu'elle ait le droit d'écouter la radio, car ça dérange monsieur.....17 h de haine, 17 h de hargne, 17 h de peur.....

Alors, finalement, je me suis dis, que parfois, boire un coup de trop...eh bien c'est pardonnable !


Bon ! c'était la minute "vieille qui pleure....." Je pleure sur la misère de ma soeur...


vendredi 23 octobre 2015

La minute vieille.......

J'ai décidé  d'instaurer un nouveau concept......

La minute vieille "conne".....




y'a plein de choses qu'on ne dit jamais tout haut ; ni tout bas d'ailleurs ....Ce sont des mots qui restent coincés dans un coin de cervelle et qui menacent à chaque instant de se faire la malle....

Ayant atteint un certain âge, je devrais pouvoir dire ce qui reste coincé dans mon esprit...ben non...parce que si je dis tout ce qui me vient à l'esprit dans  chaque situation vécue dans ce monde de fous , je passerais pour la vieille conne de service....
Ahhhhh ! les "j'te l'avais bien dit..." , les "si tu m'avais écoutée...",  les "dans le temps, on faisait ça et c'était tellement mieux...."...Elles se battent dans ma tête ces petites phrases vengeresses.....ces phrases un peu stupides qui n'apportent rien, hormis des bagarres , des incompréhensions, des ruptures.....

Donc, comme je ne peux pas imposer ça à mes proches, je vais écrire sur mon blog, ça permettra de faire de la place dans ma tête pour des jolies choses....et puis passer pour une "vieille conne" sur le net, c'est pas si grave !!

L'autre jour, sur Facebook, je lisais une réflexion d'une petite nénette , qui se plaignait ...de la dureté de la vie, du RSA ..qu'elle en avait plus que marre de ce gouvernement de merde qui lui versait ses allocations le 8 de chaque mois....qu'ils avaient plus d'attention pour ces extrémistes de migrants , qu'elle n'avait plus rien à manger à part des pâtes et des œufs , et qu'elle donnerait  un bras pour un paquet de cigarettes ...ses copines commentaient :"oh ma pauvre, comme tu en baves, c'est tous des pourris ces gens qui nous gouvernent....Et ton boulot au pressing ? ça n'a pas marché ?
et elle de répondre : des salauds d'exploiteurs...tu te rends compte , avec la chaleur des fers et des presses, ils ne comprenaient pas que j'aille fumer une clope toutes les heures...faut pas pousser quand même ! j'suis pas une esclave ! en plus, j'suis arrivée 3 fois en retard, et ben ils m'ont déduit de mon salaire...et en plus, la vieille, elle m'a engueulée....j'ai claqué la porte, je gagne plus en restant chez moi......

Je vous ai fait grâce des fautes.....

 j'ai pas mis de commentaire....

Mais j'aurais pu dire plein de choses....

J'aurais pu lui dire qu'elle avait bien de la chance d'avoir le RSA...que de mon temps (lol) il fallait rouler des tickets toute la journée si on voulait manger le lendemain....et qu'on commençait "à rouler" à l'âge de 6 ans, durant deux heures avant de partir à l'école et lorsqu'on rentrait à 16 h on roulait encore  jusqu'à 22 h le soir...et qu'on était bien contentes lorsque notre mère nous faisait des pâtes avec des œufs, que le sucré...on connaissait pas...Hormis les confitures maison faites avec les kilos de fruits que nous allions cueillir dans les bois....les fraises, les framboises, les mûres ....Que les vêtements passaient de sœurs en sœurs, que ma mère retournait les manteaux et les réajustait à notre taille....qu'on prenait n'importe quel boulot et qu'on s'y accrochait comme un pou à un poil....
et qu'on n'avait pas le temps de se plaindre, et se plaindre à qui ? et se plaindre de qui ? On ne rendait personne responsable de notre misère...en tout cas, pas chez nous....on se sentait même parfois privilégiés , et lorsqu'on avait un peu trop, on partageait.....

Alors, j'ai mis mon curseur sur son nom......et je l'ai supprimée ! tchac !



Ah ! si vous avez envie de vous lâcher...n'hésitez pas !! Laissez vous aller ! Personne ne le saura !!!





mardi 20 octobre 2015

Elle râle...c'est qu'elle va mieux !!

L'homme est une bonne pâte.....Il arrive encore à m'épater parfois....

La semaine dernière, il tombe sur un catalogue de plantes et se précipite sur moi, fait pression sur moi, afin que je lâche tout ce que je faisais pour passer commande sur l'ordi....

Il a envie de tout ! et ces put.....de catalogues sont de la publicité mensongère...Les fleurs y sont présentées de telle manière qu'on bave dessus juste avant de passer commande....

Moi : c'est pour où ?
lui : la maison de campagne...
Moi; ça me fait une belle jambe ! j'en profiterai donc pas?
lui : ben non...mais je ferai des photos....
moi :  le coeur de Marie.....on le garde ici?
Lui : si tu veux.....



(suis sure que c'est une photo mensongère ! c'est jamais aussi fourni quand ça pousse chez nous ! j'adore les coeurs de Marie....)

mais je ne  payerai  pas ses foutues plantes.....au moment du règlement, lorsque je lui demande sa carte, il semble gêné.....(euh....on est le 10...donc, il a largement de quoi payer !)
Lui : si tu pouvais faire l'avance...j'ai eu des frais.....
Moi : (yeux écarquillés...) quels frais???
Lui : ben, tu sais, quand je vais à la campagne, j'emmène Trucmuche avec moi...il a pas un rond...il m'aide , fais des p'tits travaux.....je paye...
Moi : ça me semble beaucoup ? on est que le 10........
Lui : oui, je sais...ça ira mieux le mois prochain.....

Bon.! je paye !
Ce matin, j'entends frapper à la porte...tout doucement....il va ouvrir....ça discutaille ferme...Il monte, et j'entend des coups de marteau résonner en bas....

Moi : qui c'est ?
Lui : oh...c'est Machinchose...il est rentré d'Algérie, et n'a plus un rond...je lui donne un peu de boulot à faire ....

Je suis perplexe ! Trucmuche...Machinchose....deux personnes jeunes, en pleine possession de leurs moyens....qui viennent grappiller un peu d'argent ....

z'ont pas de boulot ?
Lui : non......
RSA ? oui...sans aucun doute !

Lui les paye, moi je les nourris...à mon insu ! car toutes les courses sont payées avec ma carte et comme il part deux jours d'affilé par semaine à la campagne, il emmène un énorme panier garni.....
et Machinchose est nourri à la maison lorsqu'il vient faire des p'tits travaux....

Non !! je ne suis pas mesquine et je ne reproche rien.....mais, est ce vraiment leur rendre service que de combler les manques de cette manière? 
je ne me plains pas trop,  car on a quand même hébergé Trucmuche un p'tit moment.....en ce moment il est en foyer....va falloir être à nouveau vigilante pour ne pas le récupérer une fois que le foyer en aura marre...

Un truc qui me fait plaisir, mais qui fait grincer les dents de l'homme....les mésanges sont de retour !! depuis 3 jours elles s'accrochent aux persiennes et donnent des petits coups de bec...ben oui! j'ai pas encore mis les boules de graines !!

C'est fait à présent et c'est un ballet incessant de petites boules bleues et jaunes autour de mes fenêtres....un régal pour "mes yeux" !!
pourquoi ça fait râler l'homme ?
Il parait qu'il ne fait pas encore assez froid et que je leur donne de mauvaises habitudes !!!
Pignouf va !! il peut bien causer !! avec ses deux loustics qui quémandent à qui mieux mieux.....! Il fait sans doute trop froid pour chercher du boulot !



lundi 21 septembre 2015

Petits bonheurs.........

La phrase la plus terrible que j'ai pu prononcer :
" Est ce que tu crois que tu as encore le pouvoir de me faire souffrir ?"

Parce que, quand la personne qui vous accompagne n'a plus ce pouvoir, elle est impuissante...quoiqu'elle dise, quoiqu'elle fasse, ça n’enclenche plus chez vous la tristesse, la peur, la détresse, la haine et toutes sortes de sentiments malfaisants pour votre santé mentale et morale...et c'est bien.....

Je ne veux  plus d'émotion invalidantes...je ne veux que des émotions qui enchantent mon coeur, ma tête, ma vie...

Pas facile dans ce monde de fous !! mais chaque jour, j'essaie.....je zappe le plus possible les tragédies , les aberrations, et je m'oblige à trouver des nouvelles porteuses d'espoir dans tous les désespoirs qui s'offrent à moi au réveil.....

Tiens, ce matin je clique sur ma télécommande et j'entends (sur une chaine d'infos pourtant !) cette magnifique chanson qui me fait ouvrir les yeux....



Une fois ce petit bonheur terminé, je tombe sur les élections régionales...où on ne parle que de deux régions (Nord-Pas de Calais.....PACA....) où deux diablesses vont venir semer des graines de  haine dans l'esprit des gens ....j'ai zappé.....
et j'ai regardé la dernière photo postée par ma petite belle fille......


 eh bien ......que demande le peuple ? de l'Amour ! avec un grand A !

samedi 5 septembre 2015

Je change l'histoire.....

Les événements de ces derniers jours étant désespérants, j'ai eu envie de vous faire partager cette magnifique histoire de Renaud...
Et parce que je voudrais supprimer de mes pupilles l'image de ce petit garçon  échoué sur une plage.....et parce que je voudrais lui donner une autre fin....je dirais...

"alors la petite vague transporta sur son dos tous ces petits et grands enfants venus chercher un monde meilleur ......et elle les déposa doucement sur le sable dans les milliers de bras qui se tendaient vers eux....."



Il était une fois une petite vague, perdue au milieu de l'océan, Une petite vague de rien du tout, quelques centimètres de haut, à peine plus large; Une petite vague insignifiante et anonyme, ressemblant comme une goutte d'eau aux millions de petites vagues voyageant sur les mers depuis des millions d'années, aux grès des vents et des marées. Mais, vous vous en doutez, si je vous raconte ici son histoire, c'est qu'elle était différente de ses petites sœurs; Pas physiquement non, mais dans son petit cœur de petite vague, cette petite vague avait bien du vague à l'âme.
Son papa et sa maman étaient deux grosses vagues, énormes et rugissantes, deux magnifiques déferlantes qui s'étaient croisées une nuit de tempête, L'abandonnant aussitôt née à son destin de vaguelette orpheline et désemparée. Son père avait été plus tard emporté dans un ouragan, s'était accroché à un cyclone, et dans un tonnerre d'écume et de vents, était parti ravager les terres les plus proches, d'où il n'était jamais revenu. Sa mère, poussée par un vent du nord, connut une fin toute aussi aventureuse, mais bien plus sympathique. Les courants marins la portèrent jusqu'aux côtes d'un pays si chaud qu'elle s'évapora, monta au ciel en millions de gouttes d'eau. Et, après avoir voyagé dans un gros nuage lourd, retomba en pluie sur des terres arides, où, la vie, absente par manque d'eau, revint bientôt.
Depuis des siècles qu'elle ondoyait à la surface de l'eau avec pour seul compagnie l'écume et le vent, avec pour seul horizon l'horizon, pour seul spectacle celui du jour se levant et du soleil couchant, La petite vague s'ennuyait à mourir et ne supportait plus de vivre au milieu de l'océan. Bref, la petite vague avait le mal de mer.
Elle avait bien eu parfois des années auparavant la visite de quelques baleines venues percer la surface de l'eau, dans une grand geyser d'écumes et des milliards de gouttes d'eau s'éparpillant dans le ciel comme une pluie de diamants. Mais les baleines chassées par les hommes avaient bientôt disparu elles aussi. Sa vie s'écoulait monotone.
Au fil des jours de calme plat et des nuits de tempête, la petite vague attendait vaguement sans trop y croire un miracle météorologique qui l'emporterait vers d'autres cieux. Elle redoutait par dessus tout ces nuit de pleine lune, où l'océan devient lisse comme un miroir, où même le vent ne chante plus, où les vagues, petites et grosses, s’aplatissent jusqu'à se confondre en une immense étendue d'eau infinie, immobile et sans vie.
Elle n'aimait pas non plus la houle qui la faisait rouler, craignait les ouragans qui la malmenaient, et se méfiait des mers démontées ou hachées, qui risquaient de la séparer de ses amies, les petites vagues insouciantes qui l'accompagnaient, insensibles, elles, au vague à l'âme et au mal de mer.
La petite vague n'avait jamais vu un bateau, la petite vague n'avait jamais vu un baigneur, ni le moindre pédalo, jamais vu le bord de l'eau. La petite vague en avait par dessus la crête de passer sa vie à faire des vagues. La petite vague écumait de rage, de n'avoir jamais vu la plage. Elle rêvait qu'un vent malin viendrait un jour la conduire sur la sable doré d'une plage ensoleillée. Ah... enfin pouvoir rouler, chanter, rebondir et me briser sur les galets, se jeter à l'eau, venir chatouiller les doigts de pieds des enfants, entendre leurs cris à mon approche. Aller, venir, descendre et remonter, m'éparpiller au milieux des coquillages, des algues et des petits poissons argentés. Me reformer en grondant pour de rire, en faisant semblant d'attaquer, et repartir en emportant un ballon oublié et puis, le ramener dans un tourbillon de mousse et d'eau salée.
La petite vague pensait aux vacances qu'elle ne connaîtrait jamais, lorsqu'une grosse vague, à quelques brasses d'elle cria: "Terre à l'horizon". La petite vague n'en crut pas ses oreilles. Elle se précipita vers sa grande soeur, se hissa sur son dos, et distingua vaguement à l'horizon la ligne sombre d'une terre inconnue. Elle recommença l'opération une deuxième fois, puis une troisième. A chaque fois un élément nouveau lui apparu, une ville, un port, une plage.
Les courants maintenant la tirait vers la terre, la charriait comme un fétu de paille poussé par le vent. Elle sentit bientôt son eau se réchauffer et l'air marin se charger des odeurs de la terre. Pour la première fois de sa vie, la petite vague respirait le parfums des forêts, des villes et des campagnes, des animaux et des hommes.
Elle en fut d'abord émerveillée; puis l'émerveillement fit place à l'étonnement; enfin à la déception. Les odeurs nauséabondes de gaz carbonique qu'elle découvrait lui rappelait étrangement celle des nappes de pétroles qu'elle avait parfois croisé dans sa longue vie de petite vague au milieu de l'océan. Et comme elle pensait à cela, déterminée malgré tout à atteindre cette plage dont elle rêvait depuis si longtemps, elle rencontra une de ces nappes de pétrole, dérivant au fil de l'eau, au gré des courants et s'y englua. Elle réussit à s'en échapper après bien des efforts, aidée par un courant ami qui l'emmena bientôt presqu'au bord de la plage. Des enfants s'y amusaient; des adultes allongés, immobiles semblaient y dormir, insouciants du soleil qui leur brûlait la peau. Des chiens couraient, des mères criaient après leur enfants, des papas après mamans. Des adolescents faisaient hurler leurs transistors, et les baraques à frites enfumaient le tout d'une odeur d'huile chaude qui se mêlait à celle dont les corps étaient enduits.
La petite vague ralentit son avance. Elle rencontra bientôt une eau saumâtre, mais personne ne lui dit qu'il s'agissait des égouts de la ville qui se déversaient là. Elle croisa quelques bouteilles en plastique, des sacs poubelle, des détritus de toutes sortes, fut presque coupée en deux par un gros monsieur rougeaud hissé sur une planche à voile, avant de s’échouer enfin au bout de son voyage au bout de son rêve, sur le sable grisâtre de la plage, au milieu des tessons de bouteilles des capsules de bières, des châteaux écroulés des enfants agités.
Jamais le vague à l'âme de la petite vague n'avait été si grand. Elle ne s'attarda guère sous les pieds palmés. Quelques aller-retour à brasser les ordures, et elle s'enfuit dans le sillage d'un bateau à moteur qui frôlait les baigneurs, rejoindre le grand large qu'elle regrettait déjà d'avoir quitté. Alors qu'elle longeait la côte, suivie de près par quelques amies vaguelettes, aussi déçues qu'elle par la fréquentation des humains, elle entendit, venant de la terre, des petits cris stridents, à peine perceptibles, presque des sifflements.
Ils n'avaient rien de commun avec les cris des enfants braillards de la plage. La petite vague avait déjà entendu ces cris quelques années auparavant, peut être quelques siècles, un jour que les dauphins étaient venus la frôler, courir sous elle, jouant dans son écume, brisant sa crête de leurs ailerons pointus. Comment les cris d'un dauphin pouvaient ils venir de terre ?
La petite vague se dirigea de nouveau vers la côte, guidée par les sifflements comme un navire perdu dans la nuit, et guidée par la lueur du phare. Derrière une digue, se dressaient les hauts murs d'un marinland.
La petite vague ignorait qu'on enfermait des orques et des dauphins dans des bassins pour le plaisir des petits terriens. Mais, il ne fut pas nécessaire de lui faire un dessin; elle compris vite que les créatures marines étaient prisonnières ici. A l'instant où, provenant distinctement de derrière ces murs, les sifflements reprirent, elle vit bondir en l'air un magnifique dauphin gris argenté, qui, après avoir semblé s'immobiliser une fraction de secondes dans le ciel, retomba dans un grand SPLASH dans son bassin prison. Un tonnerre d'applaudissements accompagna la pirouette.
La petite vague n'avait pas rêvé. Le dauphin, dans son bond majestueux, avait tourné la tête vers la mer, et son regard triste avait croisé le sien. Ce regard avait lancé un SOS, avait jeté une bouteille à la mer avec comme message: "Vient me délivrer".
La petite vague, qui n'aimait pourtant pas faire de vagues, décida aussitôt qu'il fallait agir. Elle commença par alerter toutes les petits vagues qui voguaient autour d'elle, en leur recommandant d'alerter à leur tour toutes les vagues des alentours, jusqu'au fin fond de l’océan.
Bientôt de grosses vagues arrivèrent, guidées par la rumeur qui s’amplifiait en se colportant de vague en vague, selon laquelle une toute petite vague de rien du tout voulait attaquer la côte, pour délivrer un dauphin prisonnier de la terre. L'histoire fit grand bruit, le vent la fit voyager de port en port, et devant l'importance de la tâche à accomplir, devint bourrasque, vent de folie, vent de tempête.
Le soir venu, l'océan entier était en furie. Des vagues hautes comme des maisons étaient venues prêter main forte à la petite vague, qui en oublia du coup son vague à l'âme, son mal de mer. Les vents, les courants et les vagues se jetèrent alors sur la côte, et cette nuit fut une nuit de tempête comme aucune nuit, aucune mer n'en connurent jamais.
Les hommes se cachèrent dans leur maison, volets fermés; les bateaux de pêcheurs rentrèrent bien vite au port, où, malgré l'abris des digues et des jetées, leurs amarres furent malmenées. Mais le plus fort de l'assaut du vent et de l'eau fut contre les murs du marinland.
Des déferlantes vinrent s'y briser dix fois, cent fois. Des murs d'eau salée poussés par des vents furieux et des courants déchaînés, vinrent en lézarder les fondations, rn briser le fait, jusqu'au moment où, dans un grand fracas, les murs des bassins cédèrent sous ces coups de boutoir.
Le reflux d'une vague gigantesque entraîna avec lui les murs en miettes. La vague suivante emporta avec elle dauphins, orques, otaries et autres morses, tous ces mammifères marins désormais libres de regagner leur élément naturel, l'océan immense, la liberté.
Presqu'aussitôt, le vent tomba et la mer se calma. La tempête avait duré quelques heures, et n'avait finalement fait d'autres ravages, que sur les murs de cette prison désormais vide. La petite vague repartie au large, avec ses grandes sœurs qui bientôt se calmèrent, s'arrondirent, puis s’aplatirent jusqu'à ne plus devenir qu'un léger clapotis à la surface de l'eau. Les dauphins s'éloignèrent aussi de la terre, et disparurent à l'horizon, d'où ils ne revinrent jamais.
Si un jour, en mer, tu vois passer un banc de dauphins, comme il arrive souvent qu'ils viennent, peu rancuniers envers les hommes, jouer le long de l'étrave des navires, Regarde bien derrière eux, dans leur sillage. Tu verras toujours une petite vague, qui les accompagne; Une petite vague insouciante et joyeuse; Une petite vague amoureuse des animaux libres dans l'océan. Une petite vague qui n'a plus de vague à l'âme, Et plus de mal de mer...


Le 04/09 .........

Le 04/09...je suis devenue mamie pour la 8ème fois !

D'un magnifique bébé nommé Arthur ....4,570 kg pour 54 cms !! Inutile de vous dire que pour les habits naissance....c'est raté !!


Il devait naître le 06/09 pour mon anniversaire...Mais il a pointé son petit bout de nez deux jours plus tôt.....
Je n'ai pas pu résister ....J'ai reçu ce matin les premières photos, et en attendant que ses parents fassent l'annonce sur FB....je glisse cette bonne nouvelle sur mon blog....mais chutttttt !!! on ne dit rien !! c'est maman et papa qui doivent annoncer sa naissance !!



mardi 1 septembre 2015

Juste pour rire !!!

J'adore ce site "la chatte qui bulle" ...et ma copine m'a envoyé ce dessin qui illustre très bien ma dernière aventure avec l'homme...sauf que sur ce dessin c'est à la femme qu'on s'adresse !!





vendredi 28 août 2015

Comme Huguette et Raymond.....

Ce matin la douleur m'a laissée un peu de répit...je décide donc d'aller faire des courses (alimentaires) avec l'homme...car, en général c'est lui qui se les coltine...

Et comme je ramine chaque fois que j'ouvre le frigo, car il oublie les produits de base, les produits que chacun se doit d'avoir dans ses placards...et qu'il ne tient pas compte de mes désidératas....j'me suis dis :" bouges toi les fesses si tu veux manger quelque chose de sympa la semaine prochaine.....

Dur, dur....d'être obligée de "s'habiller "correctement quant on vit en longue et large robe d'intérieur  la plupart du temps! Comme je n'ai nulle envie de provoquer une émeute et de me retrouvée flashée sur face de bouc, j'ai donc enfilé tout ce qui fait de nous des individus civilisés...(encore que....des fois j'me pose la question sur certains dictateurs que je ne nommerai point !)

Direction, Leclerc.....Midi...on va fluncher....c'est pas l'endroit que je préfère , mais, faut aller vite et éviter d'attendre.....

L'homme prend langue de bœuf , haricots verts, tarte à la framboise...moi steak frites melon.....
Je fais la queue pour avoir mon steak grillé, ce qui permet à l'homme de commencer à manger....après 10 mn, je reviens m'installer....Il a pratiquement fini son plat...

à peine assise, il commence à me dire :
"tu ne mangeras pas toutes tes frites hein ?"
Moi : pourquoi ?
Lui : j'te connais, tu manges jamais tout...et de piocher allègrement dans mon assiette....
Moi : tu sais, tu peux aller te servir des frites hein? c'est le principe de cette cafétéria....
Lui : Non, pas la peine de gâcher...et il pique mes  frites consciencieusement......
il est bon ton steak ?
Moi: ouais.....
Déjà mon appétit est coupé....je sais qu'il va falloir que je lui en découpe, car sinon , j'suis tellement idiote que je vais encore gâcher...

Résultat des courses : 1/2 steak et une quinzaine de frites....le reste, il l'a engouffré.. 
Est ce que j'ai déjà dit que ça m'énervait copieusement ? Il fait ça tout le temps,et  à tout le monde...on a beau râler, il faut qu'il aille dans la gamelle des voisins...

Enfin ! je me suis fais plaisir avec des produits qu'il n'achète jamais, car,  pas dans ses goûts, et on est rentré tranquillou, moi, pour m'allonger et lui pour faire sa p'tite sieste !! Comme des vieux quoi !!






samedi 22 août 2015

La table de nuit.......

Il existe des tables de nuit muettes....des qui non rien à dire...des qui sont posées là, juste pour tenir compagnie au lit.....
Elle supportent une lampe de chevet...parfois un livre...parfois un verre...

La mienne est une bavarde, une causeuse un peu folle.....Elle vit intensément..et chaque jour elle me parle ....chaque fois, c'est une histoire différente, qu'elle compose la nuit, le jour...en secret...on y trouve les choses les plus folles, des tas de petits bidules qui n'ont rien à y faire....

Si je la regarde aujourd'hui, j'y trouve : deux élastiques, une pince à cheveux, dix petites épingles dorées attachées les unes aux autres, un presse papier en verre multicolore, un petit vide poche en verre avec une libellule bleue au fond, une paire de ciseaux, deux paires de lunettes, une boite de mouchoirs, un truc magnétique , un chat en porcelaine, un flacon de parfum (Paris d'Yves St Laurent), une petite trousse de maquillage, un miroir  jaune moutarde qui grossit tous les défauts d'un côté, (une horreur mais qui résiste depuis 35 ans....cadeau de fête de mère de deuxième fils!), un oeil de mouche (quand on regarde dedans la vie est multipliée par 100...au travers je ne regarde que les choses jolies.....parce qu'une jolie vue multipliée par 100 ça donne un petit bonheur puissance 100....), c'est pas fini...c'est pas fini ....il y a aussi, des vilaines boites de médicaments, cachés dans une jolie boite ancienne....des boites de toutes les tailles, remplies de choses futiles, des étiquettes de Noël, des cachous Lajaunie, d'un rouleau de bolduc doré, d'une calculette qui transforme les euros en francs...ou les francs en euros...comme on veut ! et parfois, je suis riche, et parfois je suis pauvre.....des cartes postales avec de jolis timbres, des recettes de cuisine, du vernis à ongle gris, mauve, rose.....des crayons de couleurs avec un album à colorier, mon agenda rouge avec tous les numéros de téléphone des gens qui me sont chers, la photo de ma mère à droite, qui me regarde d'un oeil sévère, celle de mon père à gauche, l'oeil un peu lointain...une grosse boule mordorée jaune qui me sert de lampe......une bobine de fil rose avec une aiguille plantée dedans, un stylo, des mots fléchés, des cotons tiges.....et puis voilà...j'ai fais le tour.....

Parfois, je dérange tout ce fouillis, pour y faire la poussière....et je remets les choses à leur place, enfin...là où elles sont sensées être.....
et ma table de nuit devient une table muette....sans vie.....elle ressemble à une table raisonnable, telle qu'elle devrait être chez une personne sensée être civilisée...
et puis, les jours passent....et les petites choses reviennent...tout doucement, hop! je recouds un bouton et le fil et les ciseaux refont leur apparition.....et le parfum revient parfumer ma taie d'oreiller.....et tout le monde se retrouve, tous ces petits objets enchantés , se mélangent  les uns aux autres dans une joyeuse promiscuité...D'autres font leur apparition....un collier, des boucles d'oreilles...un bandeau pour cheveux, un vase avec des roses du jardin....une bougie parfumée, un livre, un dessin......

Et une nouvelle histoire commence......

vendredi 21 août 2015

Il dit ........

Il dit: " j'ai une côte fêlée....je ne comprends pas...j'ai rien fait pour...ou je ne m'en souviens pas.....
Il dit : " je suis de plus en plus angoissé quand j'arrive dans la maison de ma mère...elle est là, elle me guette, elle continue à errer et à me vouloir du mal....
Il dit : " aide moi à mettre ma ceinture bien serrée autour de mon torse, ça soulage ma côte fêlée...
Il dit : "j'ai mal lorsque je suis assis trop longtemps.....j'ai mal lorsque je suis couché trop longtemps....j'ai mal lorsque je marche trop longtemps.....
Il dit :" Lundi et mardi je vais à Marseille...accompagner un copain qui descend la voiture de son grand père, afin qu'il puisse prendre le bateau pour le Maroc...je rentrerai par le train mardi....
Il dit :" tu peux me prêter 120 euros, le dit "copain" vend une tronçonneuse...je suis un peu juste...je te les rendrai le mois prochain.....


Je dis :" tu vas faire 800 kms assis en voiture ? et tu rentreras en train?...Assis?  et ta côte ? 
il dit : " oh ça va aller, c'est une BMW.....c'est confortable.....

Il dit : "tu sais, ma médium pense que c'est ma mère qui m'a fêlé ma côte...elle m'en veut toujours...tu te rappelles , une fois, j'étais couché, j'ai reçu un coup....c'était elle.....je n'ai pas été sympa avec elle, et elle me le fait sentir.....

Il dit :" tu sais, ma médium elle pense que j'ai vécu une expérience traumatisante à 12 ans, lorsque je suis tombé sur un livre qui narrait les horreurs de la guerre et que je ne m'en suis jamais remis....c'est pourquoi je suis mal....

Il dit ; " si ça continue je la vendrai la maison.....Mais tu sais, j'avance hein? j'ai rêvé l'autre jour , que j'arrivais dans la maison et que tout était disposé comme au temps de ma mère...j'étais désespéré...et puis, le lendemain, j'ai rêvé que tout était redevenu comme maintenant et que ma mère cohabitait avec moi....ça prouve qu'on s'apprivoise tous les deux.....
Il dit : " tu sais, je pense que ta sœur n'était pas contente de mourir....elle doit errer aussi....Il aurait fallu lui expliquer, lui faire comprendre que c'était la fin....

Je dis :" ferme là ! laisse mes morts dormir tranquille !

Il dit :" Il faudrait que tu vois ma médium...d'abord, elle a très envie de te rencontrer...je suis sure qu'elle pourrait t'aider.....
Il dit :" Il faudrait que tu vois ma guérisseuse...elle pense elle aussi qu'elle pourrait t'aider....

(en moi-même) M'aider en quoi? j'ai besoin d'être aidée , moi ? je ne me pose aucune question existentielle, je ne vois pas ce qu'elle pourrait faire ou dire pour décoincer mon pudendal .....Peut être que c'est ma mère, ma sœur, ma grand mère et tout le reste de la famille qui se relaie pour me le coincer cette saleté de nerf !
Je soupire...."je n'irai pas voir ta médium"...c'est clair ? la guérisseuse? pourquoi pas....qui sait ?

Quand va t il cesser de s'interroger sur tous les actes qui régissent sa vie? et surtout, quand va t il arrêter de m'y faire participer ? Dans le temps je me creusais la tête pour trouver avec lui des solutions, des réponses....
à présent, il parle...je dis : "hummmmmmm "de temps en temps...mais ça s'imprime quand même dans mon cerveau...et ça m'énerve !!!


mercredi 5 août 2015

Triste découverte.....

Ce matin l'homme a trouvé cette petite chatte morte, issue des dernières portées de chats errants qui squattent les jardins.....Nourris par la voisine, qui n'en a rien à faire de la multiplication des chats.....



Au contraire ! elle est ravie de voir tous ces petits chatons qui s'amusent dans les jardins.....
La connerie des gens m'interpelle toujours autant.....

Hier ma soeur au téléphone a réussi à me faire grimper aux arbres...!

Elle me dit : "oh! ma fille aînée a déménagé ....Elle est embêté car ses 6 chats n'ont pas l'air d'apprécier....!"
Moi : 6 chats ? elle a une grande maison avec jardin ?
Non pas du tout ! elle habite dans un petit appartement, avec ses deux filles et ses six chats...au 6ème étage !!

Que dire ? ma nièce tire le diable par la queue et a tout juste de quoi nourrir ses fillettes....6 chats ! c'est du délire !!
Ben,  me dit ma soeur ..elle adore les chats , ma fille, tu sais bien !

J'imagine qu'ils ne sont pas opérés...ni vaccinés?
ben non ! c'est trop cher !! figure toi qu'il y en a un qui est tombé de la terrasse...elle l'a récupéré et amené chez le véto qui, après quelques soins forts onéreux, a dû le piquer.....Elle a pleuré ! mais pleuré ! t'imagines même pas !

Comment voulez vous que je reste calme ! c'est de la non assistance à animaux en danger !
et en plus, elle me dit qu'elle a une chatte qui vient de mettre au monde 3 chattons....et qu'elle veut les garder....Bientôt, ils seront 9 à la maison !!

Je suis écœurée par tant de connerie....

mercredi 29 juillet 2015

petites nouvelles......

Médiathèque....rappel à l'ordre...les deux malheureux bouquins que j'ai emprunté il y a plus d'un mois , sont en retard....
L'homme se charge de la corvée.......
Lui: Je t'en prends à nouveau ?
Moi : ben oui.....
quel genre ?
m'en fout...fais toi plaisir et cherches, surprends moi !.......
Il revient avec 4 livres....On se connait depuis 42 ans.....il sait ce que je lis, ce que j'aime.....et pourtant son  choix est bizarre...

40 relooking de Christina Cordula....un livre sur la guerre en Irak....une "bluette" genre harlequin qui se passe sur un bateau de croisière...et le dernier...un mec qui se suicide en se jetant d'une falaise.....

Je fais rapido une analyse sauvage sur ses choix....relooking ...Sans doute qu'il a besoin que je fasse un peu plus d'efforts ??
La guerre en Irak ...mystère ! Je hais toutes les guerres !
La romance à quat'sous......Je sais pas...Je déteste ce genre de littérature....
et le mec qui se suicide...c'est un appel pour lui...ça fait des semaines qu'il en parle..."un jour, je ne pourrai plus supporter cette angoisse qui me ronge, je me suiciderai....."
Tu n'as pas peur de la mort ?
Non ! dans mes prières je demande à Dieu de prendre ma vie pour la donner à quelqu'un qui en a plus envie......

Au moins c'est clair...

Il est reparti dans un couvent en Alsace durant une semaine...à son retour, l'angoisse était toujours présente...je le sais car j'ai été obligée de prendre sa tension 2 fois par jour pour le rassurer....ben oui...il parait que la tension trop haute est synonyme de crise d'angoisse.....

Il est rentré des Vosges mardi...

Lui :J'ai mal.....j'ai un point du côté gauche qui me coupe la respiration.....
Moi : tu t'es froissé un muscle ? 
Lui : non....ça m'a pris d'un coup....comme ça.....
Moi: Prends rendez vous chez le toubib.....
Lui : ouais.....j'irai en fin de semaine...
Moi : tu sais, ma soeur, son cancer du côlon ça a commencé comme ça...un point de côté....lancinant...alors, ne laisse pas traîner...

Lui : à force de demander qu'IL prenne ma vie...c'est peut être arrivé? 
Moi : peut être.....
et là, c'est l'affolement, l'angoisse...deux jours à se plaindre, à grimacer à chaque mouvement un peu brusque....
Lui: Tu sais , finalement je me rends compte que je ne suis pas prêt.....
Moi : prêt à quoi ?
Lui : à mourir.....J'ai peur.....

Comme quoi, une grosse peur peut chasser plein de choses....
Il a forcé la porte du toubib...qui l'a rassuré..c'est sans doute un muscle froissé....

Finalement, il suffisait de  me demander hein?