dimanche 31 août 2025

La machine à coudre...

Demain c'est la rentrée des classes et une anecdote m'est revenue à l'esprit. Enfin pas seulement une, tout une série... ça m'a sauté dessus en regardant un reportage où une mère et ses enfants achetaient les fournitures scolaires et les habits neufs.... Comme c'était facile !! Et tout est revenu...en vrac...

J'ai parfois l'impression de radoter mais tant pis... je suis assez vieille pour qu'on me pardonne !🤣

Nous étions cinq filles .... Le confort était rare, l’argent encore plus. Une seule paye entrait, celle de notre père maçon, et encore… pas toujours entière. Les détours par le bistrot grignotaient souvent ce qu’il fallait pour vivre. Alors, c’était sur les épaules de ma mère que reposait la charge du foyer.

La journée nous roulions des tickets pour la foire foraine..Nous étions tous mis à contribution.. cela permettait d'acheter les produits courants.. pain.. lait.. oeufs.. huile.. mais on ne pouvait pas acheter d'habits.. à l'époque Vinted n'existait pas et tout le quartier était logé à la même enseigne ! On usait nos vêtements jusqu'à la corde... On regardait avec envie les filles qui habitaient à l'étage en dessous.. le papa était gendarme et il avait un salaire décent... chaque rentrée scolaire elles avaient des nouveaux vêtements...

J'étais l'avant dernière et j'usais les vêtements déjà usés de mes trois soeurs aînées..je détestais ça.. surtout les chaussures, toujours trop grandes ou trop vieilles.. jusqu'à mes 13 ans je n'ai jamais eu de chaussures neuves ! Seule l'aînée était chanceuse ! Jamais on ne pouvait choisir..ma mère achetait au marché, toujours une taille au dessus , ce qui fait qu'elle avait toujours l'air aussi mal fringuėe que nous ! Ce n'était que justice !😉

Nous avions la chance d'avoir une mère qui cousait.. elle avait une vieille Singer à pédales et elle s'est lancée dans la couture sans aucun cours..

Le soir, quand le silence s’installait dans la maison, on entendait ce bruit régulier, presque rassurant : le va-et-vient de l’aiguille de sa machine à coudre. C’était une chanson de patience, de courage. À la lumière d’une lampe fatiguée, elle se battait contre la pauvreté avec du fil et des morceaux de tissu, c'était une bataille énorme et le résultat n'était pas toujours au rendez-vous...

Un vieux manteau élimé devenait, une fois retourné, un vêtement « neuf » pour l’une de nous. Des rideaux trop usés, qu’on aurait pu jeter, finissaient en robes d’été. Des draps troués se transformaient en chemisiers. Chaque chute de tissu avait un avenir entre ses mains. Rien n’était perdu, rien n’était inutile. Elle savait donner une seconde vie aux choses...

Nous regardions ses doigts courir sur l’étoffe, rapides, précis, infatigables. Ses yeux fatigués brillaient d’une flamme que nous n’avons jamais oubliée. Elle cousait plus que des vêtements : elle cousait notre fierté d’enfants de pauvres. À l’école, nous n’avions peut-être pas les habits comme les autres, mais les nôtres sentaient l’amour de notre mère...

Jamais elle ne se plaignait. Jamais un mot amer contre la dureté de la vie. Son langage, c’était ses points droits, ses ourlets pas toujours parfaits, ses boutons solidement cousus. Dans chaque couture, il y avait un morceau d'elle...

Aujourd’hui encore, quand je ferme les yeux, j’entends le ronronnement de la machine à coudre. Et je revois ma mère, penchée sur son ouvrage, une femme simple mais immense par sa force. Elle n’a pas seulement cousu nos vêtements , elle a cousu nos vies.

J'ai parfois été ridicule avec ce manteau retourné qui était vert à l'endroit mais à l'envers il était à carreaux... Un truc impossible à porter.. j'ai rasé les murs longtemps attendant avec impatience qu'il devienne trop petit...

La dernière de mes sœurs est arrivée 7ans après moi.... donc elle a eu la même chance que l'aînée...des vêtements neufs... En plus la situation était un peu meilleure, elle n'a pas connu les vêtements retournés...

Et puis, un jour, il y eut ma communion. Pour la première fois, je reçus un habit neuf, vraiment neuf, sorti non pas des mains de ma mère, mais de la boutique. Une jupe impeccable, un chemisier à jabot bleu, et même des chaussures toutes neuves. Je me souviens encore de l’odeur du cuir quand j’ai ouvert la boîte, de la fierté mêlée d’un peu de gêne que j'ai ressenti en les enfilant ...

Mais au fond, ce n’était pas le tissu ni les chaussures qui comptaient. Ce qui rendait ce jour unique, c’était le regard de ma mère. Elle me regardait comme si, à travers moi, elle touchait la récompense de toutes ses nuits blanches passées à coudre, de toutes ses mains abîmées par l’aiguille. 

Son sourire ce jour-là, je ne l’ai jamais oublié : c’était celui d’une mère qui voyait son enfant, pour un instant, semblable aux autres, peut-être même plus belle. Elle n'était pas démonstrative, ne savait pas nous prendre dans ses bras pour des câlins mais elle trouvait d'autres moyens de nous montrer qu'elle nous aimait...

Je me suis demandée comment elle avait pû trouver l'argent pour acheter ces habits neufs... j'ai su que c'était le résultat de 6 mois de lessives chez les voisins, de coutures pour celles qui ne savaient pas coudre.. chaque sou était économisé, précieusement mis de côté...Sur le coup je n'ai pas su la remercier, mais avec le recul je sais tout ce que ça a pû lui coûter... Et je lui rends hommage aujourd'hui parce qu'elle était forte, et qu'elle nous a donné tout ce dont nous avions besoin.. même le superflu.. et on ne le savait pas...

Merci pour tout maman....

Allez une p'tite toile !




23 commentaires:

  1. machine singer
    ma grand mère avait aussi, et je l'ai vu coudre avec
    ma mère l'a hérité
    ma mère l a donné à une filleule
    la machine ne fonctionne , elle est devenu objet décoratif

    j imagine bien le courage de votre mère à faire des lessives , pour vous équiper en vêtements neufs ou à en faire avec vétements existants à retapper , transformer

    beau récit sur votre maman

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    1. Oui c'est un hommage à ma mère mais aussi à toutes les mères de l'époque qui devaient faire des choses qu'on nimaginerait même pas à présent ! Les clics sur les sites très très très lointains pour avoir des vêtements jetables car si on les lave ils partent en charpie ... il fallait faire même si on savait pas faire...ma mère n'avait jamais appris à coudre, elle a dû apprendre toute seule.. c'était pas parfait mais pas le choix... je ne sais même pas comment elle a pu avoir cette machine.. je pense que mon père avait dû la récupérer lorsqu'il faisait des déménagements.. une vieille machine noire avec Singer écrit en lettres dorées... elle a dû l'apprivoiser... alors je lui dis encore chapeau pour tout ce qu'elle a fait !!

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    2. oui cette machine je la connais , avec lettres dorées , un volant et une courroie ronde
      récemment j ai acheté pinceaux , ils perdent poils au bout d une heure
      depuis 1 an 1 paire de pantoufles qui se décolle de semelle , 1 paire de chaussures dont la semelle trop dur se coupe , les 2 ont peu servi
      tout cela vient d asie .....obsolescence programmée

      J ai une amie qui avait lavé 2 robes , aprés lavage elles avaient tellement retréci qu elle a dù s en débarasser , pourtant pas du premier prix

      il y a vraiment une désinvolture écologique , rien ne doit durer
      cela est une grave erreur , et les incinérateurs polluent l air .....

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    3. Oui ça fait peur tout ça !! Et ça me donne envie de dire que pour certaines choses "c'était mieux avant"😂 je me souviens dans nos chambres on avait une armoire pour trois... et pas remplie hein ? elle servait pour y mettre couverture, draps et serviettes...on avait une seule paire de chaussures que mon père nous faisait cirer tous les soirs, vieilles réminiscences de l'armée sans doute 😉... et ça devait durer...on ne jetait pas..ma mère faisait des chiffons..les vieux pulls feutrés servaient pour le parquet..les draps étaient transformés en chiffons pour la vaisselle... tout était rafistolé...on était écolo avant l'heure !!

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    4. tout à fait la même vision que vous

      la mondialisation apporte des aberrances , de l hypocrisie écologique
      il y a aussi la mode qui touche tous les secteurs
      la mode des SUV , la mode des smartphone de plus en plus puissants
      mais ils sont de plus en plus puissants pour vous espionner , vous tracer , vous connaitre , vous tenter .......en résumé on investit dans ce qui nous happera encore plus dans le système
      moi non je freine et je répare (quand je peux)
      on ne change pas de jambe pour un petit bobo , on patiente , on attend que ça cicatrise.......nous sommes dans une société de consommation , même le couple devient de la consommation , combien de divorces ? trop vite collés , trés vite décollés
      on ne patiente plus , on veut être dans les standards .......

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    5. Je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à penser comme ça... c'est sûr qu'il y a des améliorations certaines mais il faut en payer le prix... accepter d'être épiés, tracés... je n'ose plus cliquer sur un objet qui me plaît sur le net sous peine d'avoir pendant des jours et des jours des pubs sur l'objet en question...
      Nous consommons car l'obsolescence est programmée... j'ai la chance d'avoir des robots et ustensiles qui ont plus de 30 ans..qui fonctionnent toujours et qui me donnent toute satisfaction.. je me laisse tenter hein ? mais à bon escient... et je suis très très très patiente !!!

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  2. Très touchée encore une fois par ton récit. Nos mamans ne se connaissaient pas et nous n'étions que deux enfants. Mais le souci d'économies était le même. Elle a cousu mes vêtements jusqu'à l'adolescence.
    Et comme toi de :"la fierté mêlée d’un peu de gêne" quand j'ai enfilé mon premier manteau acheté. Il était à carreaux rouges et gris avec un capuchon dont le bord était en fourrure grise.
    Les cols de chemises de mon père étaient retournés quand ils étaient usés d'un côté. La machine Singer, évidemment !
    Une immense reconnaissance à nos mamans !
    Merci pour ton billet !

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    1. Nous avons eu la même maman... pleine de bon sens, faisant des miracles avec rien.. je me souviens du mariage de ma troisième sœur.. elle se mariait avec un homme qui travaillait dans une administration.. la classe au dessus de la nôtre ! Ma pauvre mère s'est fait un souci monstre ! c'est elle qui a cousu la robe du lendemain de mariage.. mon père avait acheté une fin de rouleau de nylon bleu à petits carreaux... elle a donc confectionné sa robe 👗 mais aussi les nôtres ! la mienne et celle de ma sœur... j'étais jeune mais je me trouvais un peu ridicule et surtout le fait qu'on était trois à porter le même tissu... à présent je me rends compte du travail qu'elle a fait.. elle a bossé nuit et jour pour y arriver.. heureusement la voisine du dessous m'a prêté un petit gilet blanc qui cassait l'unité !! Et ma mère a porté un vieux tailleur gris sur lequel elle avait ajouté un grand col blanc...sa jupe ne fermait pas, ses bas étaient rafistolés.. mais elle souriait..
      Ce sont des scènes gravées dans ma mémoire, et je suis tellement fière de tout ce qu'elle a fait pour nous...
      Nos mères étaient des warriors... et je suis sûre que tu as adoré ton manteau à capuche ! Oui une immense reconnaissance !
      Merci à toi de me lire !,

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  3. Avec Singer pas question de singer
    c'était de.la vraie couture

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    1. Mdr !! Personne ne singeait avec Singer !! 🐒🐵 La couture était à la hauteur de l'outil !,😅

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  4. Ma maman aussi cousait les vêtements, j'étais l’ainée mais elle "arrangeait" les habits d'une de ses cousines... A 16 ans, elle m'a fait un ensemble avec un costume de papa, une horreur... Quand je suis rentrée pensionnaire en 6ème, il fallait un uniforme... donc des vêtements neufs... mais pour que ça "dure" longtemps, le chemisier était trop grand et la jupe elle devait me faire jusqu'au Bac... donc elle avait fait un immense ourlet à la taille qui me faisait un gros ventre!... Et les bas, des bas en mousse le plus épais possible pour qu'il ne file pas... Bon, les blouses cachaient tout ça... sauf pour la gym!... Mais j'ai pu passer mon BAC... Après je n'ai pas choisi...il fallait travailler, à 18 ans, je me suis retrouvée dans une classe maternelle avec 45 enfants: GS, MS, PS...sans aide... Je m'en suis sortie... A près cette année-là j'ai fait des classes primaires et j'ai fini par adorer mon métier et mes élèves... Finalement je ne regrette rien... Allez bisous et bonne journée...

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    1. Merci pour ce résumé de vie... heureuse que tu aies pu faire un métier où tu t'es éclatée !! Ah les vêtements achetés trop grands pour qu'ils durent plus longtemps !! Mais toi tu as gagné le pompon !!! De la 6eme au bac !!!! Ça, ça a dû être super compliqué à vivre ! Mais pas trop le choix.. malgré tout tu as pu faire des études et faire un métier où tu t'es épanouie.. et puis à l'époque on était tous logés à la même enseigne et le harcèlement était moindre...
      Moi non plus je ne regrette pas ces années difficiles... elles nous ont appris des choses qu'on n'apprend plus aujourd'hui.. merci pour le partage ! bisous 😘

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  5. Ton histoire me fait penser à ma grand mère qui était couturière. Elle travaillait pour les gens du quartier et avait une machine Singer. J'aimais bien le bruit de la machine.

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    1. Oui c'était un ronron rassurant et comme ma mère cousait le soir on s'endormait rassurés... Il y avait quelqu'un qui veillait qui faisait fuir les monstres du placard... je l'entends ce bruit parfois dans mes rêves et inconsciemment je pense que ma mère est là, tout près... que je n'ai plus à avoir peur.. bonne journée !

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  6. Et je pense à ma grand-mère maternelle qui cousait la nuit au point d'en perdre la vue, elle était veuve avec 3 enfants. C'était elle aussi une taiseuse mais l'amour était là et maman a su le lui rendre !
    Bisous ma belle

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    1. Oui c'était beaucoup d'amour mais on ne le savait pas.... c'était des doubles journées, de la fatigue, et jamais une plainte... bisous à toi 😘😘

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  7. Tu me rappelles bien des choses qui vont de ci et de là, de l machine à pédale Singer de ma grand'mère qui encombre mon mari. Fille unique mais je ne m'acheais par choix qu'une robe par an (nous habitions en Arfrique) à la rentrée et puis lorsque j'ai été ado j'ai voulu plus mais mon père a refusé. Il faut dire qu'il portait des vêtements usés jusqu'à la corde, notamment un imper dit "de Colombo" jusqu'à ce qu'il ait des belles-filles. Ses gilets sans manche étaient tricotés par moi, un à chaque Noël. En pure laine Marigold qui rétrécit au lavage. Je me sers des gilets que j'ai tricotés à Maman, aux manches trois quart, comme liseuse. Ma belle soeur a jeté le dernier que je lui avais fait car elle était décédée en le portant

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    1. Rhooo quelle belle histoire ces tricots faits avec amour et dont tu te sers encore... et une robe 👗 par an c'est pas beaucoup mais au moins elle était neuve !! J'aurais aimé voir ton père avec son pardessus Colombo..😅 Ma mère ne s'achetait rien mais mon père trouvait le moyen d'être élégant même dans ses habits de travail... ancien militaire il avait un port très droit et tout lui allait.. c'était assez bizarre d'ailleurs... bisous ! 😘

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  8. Mes enfants n'étaient pas difficiles, ma fille mettait les robes que je lui faisais (nous n'avions pas les moyens de les habiller chez Jacadi) et tous les pulls également, ma fille les portait même classe préparatoire alors que nos petits enfants... A part Little Jo tous disent que ça gratte et personne ne s'habille comme ça !
    Pour tout dire la coquetterie et moi cela fait deux. J'ai eu une révélation lorsque j'ai lu que Steve Jobs, Obama, Angela Merkel etc déclinaient toujours les même fringues pour ne pas perdre de temps à choisir

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    1. C'est rigolo cette histoire sur ces personnes célèbres qui mettaient toujours les mêmes fringues pour ne pas avoir à y réfléchir... c'est une bonne idée aussi pour éviter ce gâchis de fringues venues d'Asie qui polluent tout !
      Alors je dois dire que je suis comme Little Joe, pas de pull tricoté pour moi... ça gratte 😂.. j'aime bien les fringues mais en vieillissant je sors de moins en moins, alors je vais faire comme Obama choisir un pull et un pantalon... plusieurs tailles car ça monte et ça descend..et basta ! Bisous 😘

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  9. Toujours agréable de te lire, Chaourcinette. Tu as un vrai talent littéraire et beaucoup d'événements et de sentiments à partager. Bises

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    1. Merci de me lire... j'aime partager et j'aime provoquer chez ceux qui me lisent les souvenirs enfouis en eux...les articles sont intéressants mais les réponses encore plus..ce sont de véritables rencontres épistolaires... j'aime ça !! Bisous 😘

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